Tequila's Secrets

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lundi 28 septembre 2009

Eon, Le Douzième Dragon, par Alison Goodman

J'ai décidé de s'associer à un projet ambitieux : chroniquer l'ensemble des livres de la rentrée littéraire ! Vous retrouverez donc aussi cette chronique sur le site Chroniques de la rentrée littéraire qui regroupe l'ensemble des chroniques réalisées dans le cadre de l'opération. Pour en savoir plus c'est ici.

Dans une contrée asiatique, un jeune garçon, Eon, s'est entrainé durement dans l'espoir d'être choisi par le dragon ascendant... suivront alors douze années d'apprentissage, puis douze années pendant lesquelles il sera l'Oeil du Dragon, l'une des personnalités les plus puissantes du pays, littéralement capable d'influer sur la destinée des provinces. Sauf qu'il ne s'agit pas d'un jeune garçon, mais d'une jeune fille. Qu'il ne s'agit pas de son rêve, mais de celui de son maître, qui l'a achetée, sortie de la mine dans laquelle elle travaillait, et lui a demandé de renoncer à toute féminité. S'ils sont découverts, c'est la mort qui les attend. S'ils réussissent, la gloire et la richesse.

L'auteur travaille actuellement sur la suite, et je dois avouer que je suis bien en peine de juger ce premier tome... je l'ai trouvé très lent à démarrer, d'autant plus que finalement, si Eon doute de sa capacité à être choisie, nous en tant que lecteur, doutons beaucoup moins, forcément, où serait l'intérêt du livre, sinon? Du coup, j'aurais préféré que le passé apparaisse plus tard, sous forme de réminiscences, j'aurais pris plus de plaisir à la lecture de ces journées qui précèdent la cérémonie si l'écriture avait été moins linéaire, moins chronologique.

Mon second reproche, c'est que j'ai finalement compris assez vite ce qu'Eon met plus de la moitié du livre à saisir, et elle n'est pourtant pas blonde ;) Et quand je lis en me demandant combien d'indices il va falloir pour que cette cruche comprenne d'où viennent ses problèmes... j'ai un peu de mal à compatir à ses malheurs, et à accrocher aux péripéties. Certes elle n’a que 16 ans. Certes elle est bien seule, catapultée dans un monde fait de luxe et de règles ancestrales auxquelles elle n’a jamais été initiée… mais par moment il lui manque néanmoins une petite dose de jugeote, ce que je trouve regrettable. Malgré l’âge de la demoiselle, je n’ai pas retrouvé les codes du roman d’initiation, dont je suis habituellement bonne cliente. Ce qui prouve bien qu’il ne suffit pas d’avoir les ingrédients pour réussir la recette.

Je vais tempérer mon jugement néanmoins en disant que c’est sans doute un livre de littérature jeunesse tout à fait honorable pour l'ambiance dans laquelle il nous plonge, la mythologie, les us et coutumes, l'acceptation (et le rejet) de son identité à une période aussi compliquée que l'adolescence, la découverte de sentiments comme le désir, la colère, la peur, les notions de devoir et de reconnaissance... Si c'est un livre jeunesse qui se tient, donc, je trouve cela assez présomptueux de la part des éditeurs que de le sortir au même moment dans la littérature adulte. On est quand même très loin en termes d'écriture et d’intrigue d'un Harry Potter ou d'un Eragon, qui tiennent en haleine grands et petits.

Pour terminer, je crois qu’il est quand même surtout à conseiller aux jeunes filles, qui ne pourront qu’être envieuse du désir que soulève Eon chez les hommes les plus puissants du pays… et rêver de conquérir l’estime du Prince Charmant avant de remporter son coeur. Et je dois avouer que là, pour le coup, ce petit côté « je me déguise en homme et je deviens très proche de l’homme que j’aime sans qu’il comprenne que je suis une femme et que c’est l’amour qui nous réunit », cela m’a terriblement fait penser à la légende de Mulan, telle que racontée par Disney. C’est intéressant, mais ce n’est pas comme si cela n’avait jamais été exploré en littérature.


mercredi 17 décembre 2008

Brisingr, par Christopher Paolini

Le pire, quand on termine un livre dont la suite n'a pas encore été écrite, c'est de se dire qu'il va falloir attendre. Longtemps, vraisemblablement. Je ne voudrais pas avoir l'air de râler, mais sérieusement, j'aimerais bien connaître la suite. Éventuellement, si Christopher veut m'envoyer son manuscrit au fur et à mesure de l'écriture, je suis preneuse. Si c'est parfois un schéma gagant, on pense évidemment tous à Harry Potter, je sais qu'il y a certaines de ces séries que j'ai abandonné, comme The Dark Tower, de Stephen King. Je devrais être heureuse, après tout j'ai eu la chance de lire d'un seul trait la série Earth's Children de Jean Auel (enfin, ceux qui sont parus), mais je suis de sentiment mitigé à l'idée de devoir attendre quatrième tome du cycle Eragon. Pour être franche, si j'ai attendu que le troisième soit paru avant de lire les deux premiers, c'est bien pour minimiser l'attente. Non, je ne suis pas patiente, c'est vrai !

Je suis très contente de ce livre, qui reprend les ingrédients gagnants de "Eldest", sans la lenteur que je lui avais parfois trouvé. Eragon et Saphira mûrissent, et c'est bon de les voir s'épanouir dans leur relation... et auprès de ceux qu'ils aiment. Même si bien sûr, les moments de félicité sont rares... tant que Galbatorix sera vivant, Eragon et Saphira ne seront jamais en paix. Les batailles sont épiques, les sentiments exacerbés, c'est parfois difficile pour nos héros de prendre les bonnes décisions, surtout envers et contre tous, mais ils suivent le chemin dicté par leur coeur et leur bon sens.

Malgré les similitudes avec les aventures écrites par J.K Rowling, J.R.R Tolkien ou même George Lucas, sans compter une allusion au fameux Docteur Who... ce troisième tome est riche en révélations, que je n'avais pas toutes vues venir (OK, aucune.) Le Varden se bat plus que jamais contre les forces de Galbatorix, les Elfes également, les Nains sont à l'aube d'une guerre civile... et nos héros, Eragon et Saphira, sont toujours épaulés par Roran, devenu un farouche guerrier, la belle Elfe Arya qui baisse parfois sa garde, et d'autres seconds rôles que je ne révèlerais pas pour ne pas gâcher le suspense... Tous se posent des questions sur le bien fondé de la guerre, sauf peut être Saphira, qui joue avec ses ennemis comme un chat avec un souris. Mais définitivement, on ne peut guère lui reprocher. D'ailleurs, on ne peut rien retenir contre Saphira :)

lundi 08 décembre 2008

Eldest, par Christopher Paolini

Je viens donc de terminer Eldest... la suite d'Eragon, et je viens également de commander Brisingr, parce que je suis quand même très impatiente de lire la suite ! Malgré un passage à vide (à mon goût) au milieu du roman, c'est une très belle suite tant au point de vue histoire qu'au point de vue écriture, je suis toujours bluffée par le talent de l'auteur.

Nous avions laissé Eragon et Saphira chez les Nains, dans les montagnes, après une bataille aux côtés des hommes du Varden. Nous les retrouvons chez les Elfes pour parfaire leur éducation... et c'est là que logiquement, vous me dites, "les Elfes, les Nains... c'est pas une pâle copie du Seigneur des Anneaux, ton histoire ?". Évidemment, c'est difficile de ne pas trouver de ressemblances, surtout que parmi les méchants, on pourrait facilement comparer les Urgalls aux Orcs, Galbatorix à Saruman, etc. Quant à l'apprentissage de la magie auquel Eragon est soumis chez les Elfes, c'est difficile de ne pas penser à Harry Potter et Dumbledore... mais la vérité, c'est que la saga Eragon se base sur des codes communs à l'univers de la Fantasy, tout en instaurant également sa propre mythologie, et une histoire tout à fait inédite, pour moi tout au moins.

La nouveauté de ce second tome, c'est que nous suivons à la fois Eragon et Saphira, mais également Roran, le cousin d'Eragon, qui entreprend sa propre quête, et enfin Nasuada, la souveraine du Varden, elle aussi confrontée à sa destinée. Les seconds rôles s'élèvent, et j'ai trouvé cela très bien mené, jusqu'aux révélations finales, passionnantes même si elles n'étaient pas si surprenantes que cela. Et c'est également tout le talent de Christopher Paolini, qui compense la logique implacable de l'histoire par une jolie écriture, grâce à laquelle on le suit avec plaisir, même si on se doute de la suite.

Site officiel de la saga


lundi 01 décembre 2008

Eragon, par Christopher Paolini

Je dois avouer que depuis que j'avais vu avec beaucoup de plaisir le film éponyme, j'étais curieuse de me plonger dans la lecture de la saga... je viens de terminer le premier tome, et franchement, ce n'est pas mal du tout. Ce qui force mon admiration, il faut bien l'avouer, c'est que Christopher Paolini ait commencé si jeune à écrire... écrire un bouquin de 500 pages à 15 ans, en inventant une contrée, ses habitants, son Histoire, son bestiaire, ses langues, une querelle géo-politique, la cohabitation de trois races... Je pourrais presque être jalouse de tant de talent. Bon, d'accord, je SUIS jalouse :)

Eragon, Eldest (L'Aîné), Brisingr et le quatrième tome à suivre sont désignés comme de la littérature pour ado, mais franchement, ce n'est pas leur faire justice. Si le style est simple, il n'est en aucun cas enfantin... je dirais même qu'il colle parfaitement au personnage puisqu'Eragon n'a que seize ans, et que ses conversations avec Saphira la dragonne sont télépathiques. Je ne suis pas habituellement une grande fan des héros plus jeunes que moi, mais pour le coup, j'aime beaucoup le parcours initiatique d'Eragon, promis à une grande destinée. Impétueux, il apprend humblement de ses erreurs, sans jamais trahir sa nature profonde... en bref, un personnage très attachant, tout comme ses compagnons de voyage, courageux et solidaires.

L'histoire, c'est donc celle d'Eragon, un jeune fermier qui découvre une curieuse pierre bleue... et qui a la surprise de voir éclore un dragon, à qui il sera à jamais lié. La race des dragons s'était presque éteinte, et Eragon porte sur ses épaules les espoirs de tout un peuple. Pourchassé par des être inhumains menés par un sorcier maléfique sous la coupe de celui qui était jusque là le dernier dragonnier, Eragon va rejoindre les forces rebelles, soutenues par les Nains et les Elfes... au terme d'une fantastique quête initiatique au cours de laquelle il va devenir un homme, bien malgré lui parfois.

Site officiel de la saga


jeudi 04 octobre 2007

Eragon

Je ne vais pas dire que j'ai été enthousiasmé par ce film, mais c'est du bon divertissement, qui se regarde avec plaisir. Il faut bien dire que les acteurs mâles sont délicieux, la demoiselle aussi, mais je préfère les hommes :) Mais surtout, surtout, Saphira est extraordinaire. D'ailleurs, c'est bien simple, quand je l'ai vue éclore, je me suis dit "j'en veux une". Cette petite bouille à croquer, avec la maladresse réunie d'un poulain et d'un oisillon prêt à quitter le nid, c'est irrésistible. Quel dommage que ça grandisse aussi vite! Mais à partir du moment où en plus elle communique par la pensée, vole et crache du feu, y'a pas photo, c'est pile poil l'animal de mes rêves. Saphira est sans conteste la star du film... et bizzarement, un personnage très humain.

Saphira Eragon
Photo copyright Twentieth Century Fox France

L'histoire, c'est celle d'un pays où pendant longtemps les dragonniers et leurs dragons ont veillé sur la population. Jusqu'à ce que l'un des leurs, assoiffé de pouvoir, tue tous ses confrères, éliminant par la même occasion tous les autres dragons. Seul un oeuf a réchapppé au massacre, et il va éclore chez un jeune garçon de ferme, Eragon, lui conférant ainsi des pouvoirs magiques.

Brom: [narrating] There was a time when the fierce and beautiful land of Alagaësia was ruled by men astride mighty dragons. To protect and serve was their mission, and for thousands of years, the people prospered. But the riders grew arrogant, and began to fight among themselves for power. Sensing their weakness, a young rider named Galbatorix betrayed them, and in a single bloody battle, believed he had killed them all, riders and dragons alike. Since then, our land has been ruled by Galbatorix. He crushed all rebellion, including the freedom fighters known as the Varden. Those that survived fled to the mountains. There, they hoped for a miracle that might even their odds against the king. Our story begins one night, as Arya, an ally of the Varden, rides for her life, carrying a stone stolen from the king himself.

Saphira Eragon
Photo copyright Twentieth Century Fox France

C'est un film d'initiation... un grand voyage, un maître, des rites, la découverte du sentiment amoureux, la méfiance, la perte d'un être aimé, l'apprentissage de ses erreurs, la confiance, le défi des règles ancestrales... rien à redire, le genre est trés bien respecté, et même si l'histoire n'a rien d'extraordinaire en elle-même, c'est plutôt bien mené, frais, et agréable à regarder. Vivement le 2ème opus. Et en attendant, hop, le livre sur lequel est basé le film, de Christopher Paolini.

Réalisé par Stefen Fangmeier. Avec Edward Speleers, Jeremy Irons, John Malkovitch, Sienna Guillory. Sorti 20 Décembre 2006.