Tequila's Secrets

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lundi 01 juin 2009

Twitter: j'y vais? j'y vais pas? j'y suis? j'y reste?

Je me suis inscrite sur Twitter (Brigitte_Ba) pour le principe, parce qu'en temps que communicante, je ne pouvais pas passer à côté de ce média, qui prend une proportion phénoménale. Mais je dois avouer que j'ai toujours du mal avec ce principe de micro-blogging... sans doute parce que je deviens schizophrénique entre le web et la vie réelle. Je jongle quotidiennement entre plusieurs identités: la maman qui emmène ses enfants à l'école chaque matin, la blogueuse qui parle chaque jour du film qu'elle a vu la veille et qui partage ses photos, la rédactrice qui bosse au sein de sa micro-entreprise, la femme...

Brigitte_Ba twitter

Mais où s'arrête une personnalité, et où commence l'autre? Tequila sévit sur le blog, Brigitte travaille pour bewritten.com... Mais qui est sur Twitter? Les articles sponsorisés sur le blog de Tequila sont-ils une preuve que Brigitte peut écrire sur n'importe quel thème imposé, et pas seulement sur ce qui lui chante? Est-ce que Tequila peut nuire à Brigitte? Pour ma part, j'ai le sentiment que non, et c'est pour cela que Tequila's Secrets figure depuis toujours sur mon profil Linked.in... Rédiger, c'est une passion avant d'être un métier, et sans cet amour de l'écriture, on ne peut pas être un bon professionnel. Mais et si je me trompais?

Au-delà de cela, 30% de mes "followers" ne sont apparemment que peu intéressés par ce que j'ai à dire. Soit ils ont un truc à vendre, soit... ils ont un truc à vendre. Allez, dites-moi tout, qui est sur Twitter? Et pour quelles raisons? Et pourquoi diable n'êtes-vous pas encore parmi mes followers? :-)

Lus sur Presse Citron, le petit Twitter illustré et 10 raisons de détester Twitter.

dimanche 31 mai 2009

Scoop

Rétrospectivement, je crois qu'il ne peut y avoir que trois raisons de regarder ce film. Soit vous êtes fan de Woody Allen, et vous allez être séduit par son personnage, Sidney, un magicien qui va se faire passer pour le père d'une journaliste en vue de l'aider à démasquer un serial killer. Et je dois avouer que sans être fan, j'ai assez aimé le bonhomme, avec ses tics de langage, son humour et sa bonne volonté. Soit vous êtes fan de Scarlett Johansson, et disposé à tolérer qu'elle soit attifée de manière informe et passe son temps le nez en l'air à regarder son partenaire masculin (pas Woody, Hugh).

scoop woody allen scarlett johansson
Tous droits réservés

Soit vous êtes fan de Hugh Jackman, et vous avez très envie de le voir déambuler en costume ou en peignoir, pour pouvoir admirer à loisir sa haute silhouette (oui, il est beau ET grand ET bien foutu), ses épaules et son beau visage. Je le préfère avec les cheveux un petit peu plus en folie, cela dit, et c'est quand même très dommage qu'il n'ait pas pris le soin de jouer. Quand je vois la platitude de son jeu dans ce film comparé à ce qu'il est capable de faire par ailleurs... je reste perplexe. A croire que même lui n'a pas réussi à rentrer dans l'histoire, ce que je peux d'ailleurs très bien comprendre.

scoop woody allen hugh jackman scarlett johansson
Tous droits réservés

L'histoire, donc... une jeune femme américaine, étudiante en journalisme, se retrouve par le truchement d'un tour de magie récipiendaire d'un scoop sur lequel est tombé un reporter récemment décédé. Un jeune Lord serait donc le tueur au tarot, qui assassine des prostituées... et pour vérifier l'information, la voilà qui succombe au charme dudit Lord, lui-même bien amusé par sa naïveté et sa fraîcheur. Je pense que l'histoire est surtout un prétexte pour que Woody Allen s'amuse un peu dans cette comédie romantique qui n'a quand même... rien de très drôle. Ni de très romantique, d'ailleurs. A tel point que je me suis demandé s'il ne fallait pas tout prendre au second degré, s'il ne s'agissait pas finalement d'une parodie, mais auquel cas ils ne sont pas allés assez loin... Pour résumer, donc, celui-là, vous pouvez sans doute faire l'impasse... à moins que quelque chose ne m'ait échappé!

Réalisé par Woody Allen. Avec Scarlett Johansson, Hugh Jackman, Woody Allen. Sorti le 01 novembre 2006.


samedi 30 mai 2009

Microchrysa polita

Ce que j'aime, avec ces petites mouches, c'est que quand on les regarde de près, les couleurs sont superbes... et la finesse des détails également. C'est quand même génialement conçu!

Microchrysa polita

Microchrysa polita

vendredi 29 mai 2009

James Bond, #1 des ventes de DVDs sur Amazon

Je discutais ce matin du dernier James Bond, que je n'avais pas aimé (cliquez ici pour lire ma review de Quantum of Solace!), et du coup, en cherchant ensuite par curiosité le classement des ventes sur Amazon, je m'étonne de le trouver si bien placé. Le DVD est #1 des ventes, le Blu-Ray #2, et le coffret collector #8. C'est un carton impressionnant. Je me demande si c'est parce que ceux qui ont tous les précédents achètent même si c'est moyen, ou si vraiment certains l'ont trouvé bon...



Et puis tant que j'y suis, à qui donneriez-vous le rôle de James, vous?

hugh jackman promo wolverine trocadéro webiswell

Pour ma part, je choisirais bien Hugh Jackman. Il en a la carrure et l'allure, et il est parfait dans les rôles physiques, tout en étant capable de se poser et d'interpréter la palette d'émotions nécessaires au rôle de James, qu'il s'agisse du désir, de l'impassibilité... ou de la volonté de gagner.

hugh jackman promo wolverine trocadéro webiswell
Photos copyright Ludovic Lecerf (www.webiswell.fr)

(Et le premier qui me dit que je le saoule avec Hugh Jackman...)

Someone Like You (Attraction Animale)

Frak, j'ai eu hier une journée détestable, compensée par une délicieuse soirée avec Hugh Jackman. Je n'arrive pas à savoir si je suis chanceuse ou pathétique ;)

Allez, pour être franche, j'ai beaucoup aimé cette comédie romantique, qui est charmante et servie par de chouettes acteurs. Certes, Hugh Jackman est très beau en caleçon au saut du lit, et cerise sur le gâteau, il se donne dans son rôle, ce qui n'est pas toujours le cas cf Scoop dont je parlerai une autre fois. Mais ce n'est pas QUE Hugh Jackman (même si cela suffirait probablement, soyons honnête!)... Ashley Judd est parfaite, tout comme Marisa Tomei (craquante dans Ce que veulent les femmes) et Greg Kinnear (souvenez-vous, l'excellent journaliste rétrograde/révolutionnaire de Vous avez un Message). C'est un très joli casting pour un film certainement sans grande prétention, mais attendrissant et rafraîchissant... en plus d'être bien écrit (inspiré d'un livre de Laura Zigman, à ajouter sur ma liste de lecture?). En bref, une bonne comédie romantique.

ashley judd greg kinnear someone like you attraction animale
Tous droits réservés

L'histoire, c'est celle d'une jeune femme qui ne croit plus vraiment en l'amour, mais qui succombe néanmoins au charme d'un de ses collègues de travail. Ledit collègue, qui, au moment d'emménager ensemble, prend soudainement de la distance, avant de rompre et de renouer avec son ex. Échaudée par cette expérience, et inspirée par son colocataire qui ramène tous les soirs chez eux une femme différente, Jane échafaude une brillante théorie comparant les hommes... aux taureaux, qui ne saillissent apparemment pas la même vache deux jours de suite (je l'admets, les cinq premières minutes du film sont déroutantes!). Théorie qui va lui offrir une célébrité nationale, et exaspérer celui qui attend qu'elle veuille bien lui ouvrir son cœur, vous vous en doutez.

ashley judd hugh jackman someone like you attraction animale
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Oui, je sais, je suis une incorrigible romantique. Eh bien je le revendique. Na.

Réalisé par Tony Goldwyn. Avec Ashley Judd, Hugh Jackman, Greg Kinnear, Marisa Tomei. Sorti le 5 septembre 2001.


jeudi 28 mai 2009

X-Men Origins: Wolverine

Autant le dire tout de suite, cet épisode des aventures de Wolverine soulève certainement moins de questions morales que la trilogie des X-Men, même s’il nous amène à nous interroger sur ce qui sépare l’homme de l’animal. Surtout quand l’homme en question dispose d’un instinct de chasse et de survie ultradéveloppé, habitué qu’il est à être traqué comme un animal, ou utilisé en temps que tel par l'armée, dressé à l’attaque. Non, celui-là totalise beaucoup plus de scènes d’action, plus de violence, de souffrance également... et de manière générale, il est très noir, sans les traits d’humour auxquels les mutants m’avaient habituée. Nous sommes loin du message d’espoir et de tolérance que véhicule la trilogie des X-men, même si elle verse également beaucoup de sang.

La séquence d’introduction est très forte, et nous montre les circonstances particulières dans lesquelles Logan (Hugh Jackman) et Viktor (Liev Schreiber) –ils aiment bien tourner ensemble, ces deux là !- sont devenus frères de sang… avant de nous les montrer combattant côte à côte dans toutes les guerres, depuis la guerre de sécession à la guerre du Vietnam.

x-men origins wolverine hugh Jackman
Tous droits réservés

Je ne vais pas vous dévoiler ce qui suit, mais la transformation de Logan en Wolverine est très bien gérée, d’autant que nous en avons vu des bribes dans la trilogie X-men – ce que l’on a bien voulu nous dévoiler-, et que finalement découvrir comment il en est arrivé là, suivre son raisonnement et les circonstances qui ont mené à sa transformation… c’est très intéressant. Faire un prequel qui se tienne n’est pas une chose facile, et pour le coup, c’est particulièrement réussi… c’est tellement bien mené que j’irais bien jusqu’à dire qu’on peut regarder celui-là avant ou après les autres, et que cela ne doit faire aucune différence au final. Le regarder avant donne des clefs supplémentaires pour comprendre le Wolverine de la trilogie, tandis que le regarder à postériori permet de repérer des personnages ou des détails qui auront leur importance plus tard… (Pour pinailler, je dirais bien juste que je regrette que l'on apprenne pas d'où lui vient sa coiffure, à Wolverine... mais c'est presque hors sujet!)

Réalisé par Gavin Hood. Avec Hugh Jackman, Danny Huston, Liev Schreiber. Sorti le 29 avril 2009.


mercredi 27 mai 2009

X-Men: la trilogie

Je dois avouer que j'ai été très agréablement surprise par ces super-héros, découverts en fouillant la filmographie de Hugh Jackman, mon obsession du moment (vous me direz, il y a pire...). J'avais déjà vu quelques images du second épisode, auxquelles je n'avais pas compris grand chose, il faut bien avouer que c'était depuis le fauteuil de mon dentiste, et sans le son et en prenant le film en plein milieu, j'avais des circonstances atténuantes. Mais à part cet aperçu, vu que les BDs de Marvel ne font pas partie de mes lectures habituelles, je découvrais complètement l'univers.

Les intrigues n'ont rien de très original, c'est toujours le même principe, avec le mégalomane qui cherche à prendre le contrôle du monde, des super-héros qui interviennent, se font mal, découvrent des choses sur eux-mêmes, etc. Tout semble perdu et puis hop, finalement, les gentils s'en tirent (plus ou moins) bien.

Non, ce qui est intéressant, ce sont les questions morales posées par ces films, qui vont du coup bien au-delà d'un -man classique (remplacez le "-" par le préfixe de votre super-héros préféré, il y en a des tas). Mais laissez-moi vous rappeler en deux mots le pitch de la trilogie X-men... Parmi les hommes qui naissent aujourd'hui (enfin, dans un futur pas si lointain) l'on découvre des mutants, homme et femme, dont les super-pouvoirs se révélent à l'adolescence. Certains sont télépathes, d'autres télékinésistes, il y en a qui peuvent voler, se téléporter, maîtriser les éléments naturels, passer à travers les murs, prendre la forme de n'importe quel individu, d'autres ont adopté des caractéristiques animales, comme la faculté de faire repousser un membre ou de se servir de sa langue comme d'une arme... Évidemment, ces mutants posent de multiples problèmes potentiels dans une société qui craint que ceux-ci ne se servent de leurs pouvoirs pour faire le mal, et au sein même des mutants comme de tout groupe social, les opinions divergent à propos de leur manière d'envisager l'avenir sur une terre qu'ils partagent aujourd'hui avec les humains.

Et justement pour représenter ces deux groupes, l'on retrouve deux amis de toujours, Charles et Erik, aujourd'hui opposés. Charles a fondé une école dans laquelle les jeunes mutants peuvent apprendre à canaliser leurs pouvoirs, et surtout à ne pas se laisser dominer par un sentiment de toute puissance, somme toute bien naturel. Charles lutte pour la tolérance et l'intégration, tandis qu'Erik lutte pour l'anéantissement des humains. Déporté pendant son enfance en camp de concentration, séparé de ses parents envoyé dans les chambres à gaz, il refuse catégoriquement l'idée que l'on puisse à nouveau restreindre sa liberté... et organiser le génocide de sa race (supérieure, quelle ironie!).

X-men
X-Men, tous droits réservés

J'ai donc trouvé particulièrement intéressant ce parallèle, parce que regardons les choses en face: si demain des mutants voyaient le jour parmi nos enfants, que ferions-nous? Je n'ai aucune peine à imaginer qu'effectivement, on chercherait à les recenser, et qu'en les recensant, on les priverait d'une liberté individuelle à laquelle ils ont le droit. Nous avons déjà du mal à tolérer qu'une personne ne soit pas de la même couleur ou de la même religion que la notre, alors comment pourrait-on vivre au milieu de mutants sans les transformer en bête de cirque?

X-men
X-Men 3: l'affrontement final, tous droits réservés

Pour prolonger la réflexion, combien de temps faudrait-il pour se demander si les mutants sont l'avenir de la race humaine, ou une anomalie génétique? Pour envisager par exemple leur stérilisation? Leur confinement dans des réserves? Un contrôle médicamenteux ou au contraire une exploitation de leurs pouvoirs? Ce que je veux dire, c'est que tout cela, nous l'avons déjà vécu, nous le vivrons à nouveau (tiens, ça me rappelle quelque chose, cette réflexion! - "All of this has happened before, and will happen again", BattleStar Galactica), et je ne suis pas persuadée que nous ferons des meilleurs choix. C'est pour cela aussi que j'ai aimé cette trilogie, qui a le mérite de nous confronter à nouveau à notre peur de ne pas être la race dominante sur la Terre.

Évidemment, on peut également se poser la question en temps que parent: pourrions-nous accepter la différence de notre enfant? Chercherions-nous à faire à tout prix le bonheur de notre enfant en l'acceptant tel qu'il est, peu importe ses pouvoirs ou son physique, ou lui demanderions-nous de réprimer sa nature profonde? Ce qui nous amène directement au sujet du troisième épisode: si un laboratoire découvrait une manière de supprimer une fois pour toutes la mutation chez une personne, les humains devraient-ils l'imposer aux mutants? Pourraient-ils l'utiliser comme une arme? Les mutants devraient-ils s'interdire de devenir humains? La mutation est-elle une maladie ou une bénédiction? Là-dessus encore, les protagonistes sont très divisés... entre ceux qui en tirent un bénéfice personnel, ceux qui aiment ce sentiment de toute puissance, ceux dont les pouvoirs ne leur font pas endurer de discrimination... Mais pour cette jeune fille qui ne peut pas toucher une personne sans mettre la vie de cette dernière en danger, abandonner son pouvoir n'est-il pas le seul moyen de vivre une vie épanouie?

En résumé, je me réveille un peu tard mais c'est très intéressant à regarder, et je ne peux que vous y inciter. Cerise sur le gâteau, les acteurs sont beaux (même si Wolverine mériterait de faire un tour chez le coiffeur...), les actrices également, le casting est d'ailleurs plutôt réussi, même chez les plus jeunes. Quant aux décors, aux costumes et aux effets spéciaux (mention toute particulière à Nightcrawler/Kurt Wagner ci-dessous sur ces deux derniers points, quoique Mystique est également fascinante)... tout est parfait pour nous plonger dans une ambiance de SF/Fantastique, pas si distance que cela de notre époque.

X-men
X-Men 2, tous droits réservés

X-Men: Réalisé par Bryan Singer. Avec Hugh Jackman, Patrick Stewart, Ian McKellen. Sorti le 16 août 2000.
X-Men 2: Réalisé par Bryan Singer. Avec Hugh Jackman, Patrick Stewart, Ian McKellen. Sorti le 30 Avril 2003.
X-Men l'affrontement final: Réalisé par Brett Ratner. Avec Hugh Jackman, Patrick Stewart, Ian McKellen. Sorti le 24 Mai 2006.



mardi 26 mai 2009

The Prestige

Excellent film avec Hugh Jackman, Christian Bale et Michael Caine (quelle affiche !) qui nous fait rentrer dans les coulisses des spectacles de magie du 19ème siècle... l'histoire de deux magiciens qui deviennent rivaux lorsque la femme de l'un d'entre eux se tue au cours d'un tour pendant lequel elle est plongée, pieds et mains liées, dans un coffre-fort rempli d'eau. Le ton est donné. Tour après tour, spectacle après spectacle, année après année, les deux rivaux vont s'affronter depuis leurs scènes de théâtre respectives, pour la gloire et la vengeance. Chacun va aller jusqu'à écrire un journal intime qu'il remettra à l'autre de manière détournée, pour qu'il sache à quel point il est décidé à aller jusqu'au bout de leur rivalité.

J'ai adoré ce film, à la fois pour le côté coulisses tout à fait passionnant, mais surtout pour l'étude de caractères. The Great Danton face à The Professor, à la vie, à la mort... ils ne reculent devant rien pour prendre le dessus l'un sur l'autre, ce qui est particulièrement triste vu les circonstances de leur querelle de départ. Pas de surprise de ce côté-là, il n'y a pas haine plus puissante que celle qui existe entre deux ex-amis, au point d'oublier avec le temps les réelles raisons qui les ont poussés l'un contre l'autre pour ne devenir qu'une intense querelle professionnelle, complètement obsessionnelle: être meilleur magicien que l'autre.

Cutter: Every great magic trick consists of three parts or acts. The first part is called "The Pledge". The magician shows you something ordinary: a deck of cards, a bird or a man. He shows you this object. Perhaps he asks you to inspect it to see if it is indeed real, unaltered, normal. But of course... it probably isn't. The second act is called "The Turn". The magician takes the ordinary something and makes it do something extraordinary. Now you're looking for the secret... but you won't find it, because of course you're not really looking. You don't really want to know. You want to be fooled. But you wouldn't clap yet. Because making something disappear isn't enough; you have to bring it back. That's why every magic trick has a third act, the hardest part, the part we call "The Prestige".

Je ne veux pas vous dévoiler plus l'histoire, qu'il vous faut absolument découvrir, mais je peux vous dire que j'ai pris un plaisir fou à tenter de démêler les dessous de chaque scène, et à relever les indices permettant de deviner au moins une partie de l'intrigue. C'est extrêmement bien écrit, et j'ai pris beaucoup de plaisir également à réfléchir après coup aux paroles des uns et des autres, à toutes ces répliques qui ont un double sens, et à comprendre la portée des premières scènes. Vous savez, c'est le genre de film qui prend une seconde dimension une fois que l'on en possède la clef, un peu à la manière de Sixième Sens ou du encore du film Les Autres. On peut le regarder une seconde fois immédiatement juste pour comprendre chaque scène de A à Z, et je suis particulièrement sensible à ce genre d'artifice, que je recherche également dans mes lectures. C'est à mon sens une grande qualité.

Juste un petit mot supplémentaire pour vous dire qu'il n'y a pas que de la magie dans ce film, mais bel et bien du fantastique qui m'a fait penser à David Copperfield et à ses grandes illusions. Quelque part, je crois qu'on veut tous croire qu'il est possible de faire de la vraie magie, celle qui n'implique pas de truc, ne recourt à aucune illusion, aucun mécanisme, celle qui est, tout simplement.

Comme le dit Michael Caine, alias Cutter, à Angier (Hugh Jackman): You're a magician, not a wizard.

the prestige Hugh Jackman Christian Bale Michael Caine
Tous droits réservés

A voir, absolument. (Et probablement à lire, aussi, puisqu'il s'agit de l'adaptation d'un roman de Christopher Priest... je m'en occupe dés que je peux).

Je sais que la plupart d'entre vous ne sont pas fan des vidéos, mais regardez ce trailer... si cela ne vous donne pas envie de regarder le film, je mange mon chapeau (et cette fois, ce ne sera pas de la magie !)



Réalisé par Christopher Nolan. Avec Hugh Jackman, Christian Bale, Michael Caine . Sorti le 15 novembre 2006.


lundi 25 mai 2009

Pour une nuit avec toi...

(Bon, d'accord, le titre est raccoleur. Y'avait une chanson comme ça, non?)

03:15 du matin, je me réveille en sursaut et jette un coup d'oeil par la baie vitrée de la chambre. Pas de pluie, pas de tonnerre, mais mazette, la fréquence des éclairs est incroyable, le paysage est illuminé toutes les secondes ou presque. Je bondis hors du lit, prend la carte dans l'ordinateur portable, l'appareil sur la table de la cuisine, retourne chercher le bon objectif dans le sac, pense à prendre en même temps la télécommande, récupère le trépied dans l'armoire, change l'objectif, introduit la carte, déplie le trépied, visse et règle l'appareil. Un coup d'oeil dehors, tout va bien, l'orage est toujours au sud, côté baies vitrées.

Je m'installe au bord de la fenêtre, prend une photo et me replie vite fait vers l'intérieur, il commence à dracher. Les choses se compliquent, vu l'épaisseur des murs de la maison (de l'ordre du mètre...), plus je recule pour éviter de mouiller le matériel, et plus mon champ d'observation se réduit. Grumpf. A peine le temps de me remettre derrière l'objectif que l'un des petiots sort de sa chambre et réclame pour descendre, réveillé par la pluie battante sur le toit. J'acquiesce, et n'ose réclamer qu'il n'allume pas la lumière (quelle mère je serais, donc?). En voilà donc un, puis l'autre. Et l'Homme qui débarque, ça tombe bien, il va pouvoir remonter éteindre :) L'Homme se recouche, emportant les enfants avec lui dans le lit conjugal. Entre temps, l'orage est passé du sud au nord de la maison. Et là, ça se complique... au nord, mon champ d'observation est plus restreint, en partie parce qu'un immense chêne se dresse tout près. Je sais déjà qu'il faudra beaucoup de chance pour que j'arrive à voir le moindre éclair, alors à le photographier...



Revoilà les enfants, qui souhaitent que je les accompagne jusqu'à leur lit. J'en profite pour jeter un coup d'oeil à l'ouest depuis l'étage, mais rien en vue. Zut, je vais devoir me contenter du nord. Je vois quelques éclairs, j'arrive à photographier des petits bouts de certains depuis l'encadrement de la porte fenêtre, mais on dirait que l'orage est pile poil derrière le chêne. Re-grumpf.

éclair orage tonnerre

La pluie s'arrête, et je sors précautionneusement dehors. Précautionneusement, parce que je suis pieds nus et que je n'ai aucun doute sur le fait que des dizaines d'escargots doivent être en train de faire la java sur la terrasse et dans l'herbe mouillée. J'aimerais assez ne pas en sentir un sous mon pied, mais d'un autre côté, retourner chercher des chaussures, c'est risquer de rater l'éclair du siècle. J'avance donc stoïquement, et je m'installe dans l'herbe. J'ai à peine appuyé sur le bouton de la télécommande pour la première fois qu'un joli éclair zèbre le ciel. Bon, OK, le chêne me gêne encore, mais à moins d'aller m'installer au milieu des chevaux, je n'ai pas d'autre solution.

éclair orage tonnerre

Les minutes passent, je guette... mais la couverture nuageuse s'intensifie, et les éclairs sont souvent derrière les nuages.

éclair orage tonnerre

Lorsqu'une bête humide (escargot ou limace, sans aucun doute) entreprend de gravir mon pied, je décide quand même de retourner me chercher un pull (non, la nuisette n'est pas un vêtement adapté pour ce genre d'attente) et d'enfiler des chaussures. De retour dehors, les éclairs se font plus rares, l'orage s'éloigne, et j'écoute les bruits de la nuit. Un mulot qui crie d'effroi, les grenouilles qui coâssent, les grillons qui jouent la sarabande, les veaux qui meuglent au loin, les chevaux qui broutent tranquillement... et Loustique qui ronronne en venant se frotter contre moi. Et contre le trépied, aussi, sinon ce ne serait pas drôle.

éclair orage tonnerre

Allez, cette fois-ci il est vraiment loin, et je n'en vois pas d'autre arriver... je plie bagages et je réintègre (frigorifiée) mon lit bien chaud... il est 04:45, et l'Homme me demande si j'ai réussi à en attrapper... sans attendre ma réponse pour se rendormir :)

(Et pour d'autres billets sur la photographie des éclairs, c'est ici et !)

dimanche 24 mai 2009

Cétoine dorée (cetonia aurata)

Cétoine dorée cetonia aurata

Cétoine dorée cetonia aurata

Cétoine dorée cetonia aurata

samedi 23 mai 2009

Papier Transfert pour t-shirt Canson

Il y a quelques mois j'étais tombée dans un magasin de loisirs créatifs sur un pack de feuilles impression jet d'encre pour transfert sur tissu. Dans le doute (raisonnement: "je ne sais pas encore trop pourquoi, mais ça pourrait servir un jour") je m'étais laissée tenter, d'autant que 11€ les 10 feuilles, cela me semblait raisonnable.

Et puis voilà que Tibots se mets à faire des belles illustrations vectorielles pour, au hasard, les imprimer sur un t-shirt. Je me suis donc offert le Viper Pilot fait par un pro (je vous en parlais ), et j'avais très envie également du logo des Buccaneers (l'équipe de Pyramid Game de Sam Anders, pour les incultes !).

tshirt impression papier canson

Pour tester le truc, vu que je venais d'acheter deux t-shirts blancs tout simple pour les pitchouns (Decathlon, moins de 3€ je crois), j'ai commencé par en faire pour eux, en couleur, donc. Pas grand chose à redire, c'est très simple. On imprime, on découpe (sans laisser de marges, donc attention au choix de l'image à transférer, surtout si le t-shirt est coloré), on enlève le film protecteur, et on applique au fer.

tshirt impression papier canson

C'est efficace avec de l'impression couleur comme de l'impression noir, et même si j'ai eu un peu de mal à bien appliquer le plus grand transfert, c'est quand même super simple, et ça rend très bien. Reste à voir la tenue sur le long terme... Comparativement, clairement, ces t-shirts là n'iront pas au sèche linge, tandis que le Viper Pilot, lui, y passe sans problème... d'un point de vue coût, par contre, je crois que c'est imbattable.


(par fait exprès, la référence Canson n'est pas dispo sur Amazon... comme quoi, il y a encore deux ou trois trucs qu'ils n'ont pas!)

vendredi 22 mai 2009

Dr Who, BSG, Farscape et les autres... en flash.

Matrix, dont je suis les aventures depuis quelques années déjà, boucle deux ans de SéRéCom... et je vous invite à découvrir son projet en Flash, surtout si vous aimez la SF. Moi je trouve ça génial, et je l'admire pour son talent (et le temps qu'elle a du y passer, aussi !).

Je suis tellement convaincue que je lui ai demandé il y a quelques temps de me réaliser quelques illustrations pour un de mes projets ;) J'espère que vous pourrez les découvrir bientôt (là, voilà, comme ça c'est fait, je lui ai mis la pression en public !).



(Pour ses explications... c'est .)

jeudi 21 mai 2009

Pour moi, une belle histoire, c’est…

P’tite Mousse nous challenge sur le sujet, mais si, , dans les commentaires… alors lâchons-nous :) Je commence.

Pour moi, une belle histoire, c’est souvent une histoire de tolérance. Une histoire dans laquelle les personnages principaux vont apprendre à aimer une personne (parfois eux-mêmes, d’ailleurs) pour ce qu’elle est, et non pour ce qu’ils voudraient qu’elle soit. Aimer quelqu’un tel qu’il est, sans lui demander de changer. J’aime voir grandir ainsi les personnages… les voir dépasser leurs préjugés, aller au-delà des apparences, ignorer les on-dit, pour enfin accepter au final ce qui semblait inadmissible au départ. Qu’il s’agisse de deux amants, de deux amis, d’un parent et de son enfant… cela fait partie de mes belles histoires.

Je suis très sensible également à ces histoires dans lesquelles la confiance joue un grand rôle. J’adore voir deux personnages qui ne partagent rien être obligés de s’en remettre totalement l’un à l’autre pour atteindre un objectif commun. J’aime qu’une histoire joue sur cette intuition qui fait que parfois, en rencontrant quelqu’un, on lui fait immédiatement confiance, que ce soit en amitié, en amour, ou en affaires.

Une belle histoire, c’est souvent aussi, pour moi, une histoire plausible… pas forcément réaliste, mais dans laquelle il y a une logique que l’on peut suivre. J’aime bien comprendre le cheminement des personnages. Si dans leur tête ils vont d’un point A à un point B, je veux voir ou savoir la route qu’ils prennent. Que ce soit montré ou que j’ai toutes les cartes pour le deviner, peu importe, mais je ne veux pas que l’on me dise que c’est marraine la bonne fée qui s’en est occupé d’un coup de baguette magique.

Voilà donc déjà trois raisons pour lesquelles je peux trouver qu’une histoire est belle… une histoire, hein, parce que ce qui fait un bon film… c’est une autre histoire ;) Et puis hop, je remets un lien vers un billet qui donnait également quelques indices à propos de mes goûts cinématographiques… c’était .

Encore des toiles...

araniella cucurbitina

argiope bruennichi

argiope bruennichi

(pour vous donner une idée de l'échelle, la toile fait 5 centimètres de diamètre...)

mercredi 20 mai 2009

Deception (Manipulation)

J’ai beaucoup aimé ce film à suspense, certainement un des meilleurs que j’ai vu depuis longtemps. Cela commence tout doucement comme une histoire d’amitié entre deux hommes très différents : le comptable invisible et solitaire, et le beau loup de la finance qui a dans son téléphone une mystérieuse liste de numéros de femmes disponibles pour une nuit d’amour à l’hôtel… L’un va dévergonder l’autre, et nuit après nuit, notre comptable savoure sans réserve son plaisir, jusqu’à ce qu’il se retrouve face à face avec une mystérieuse S, et rompe les règles du club.

Je ne vais pas vous en dévoiler plus sur l’intrigue, parce que comme dans The Game (mais si, souvenez-vous, avec Michael Douglas), rien n’est ce qu’il semble être, et c’est bon de voir ses certitudes s’écrouler au fur et à mesure qu’avance ce thriller et que les éléments se mettent en place. Gagnera, ou gagnera pas ?

deception manipulation Hugh Jackman, Ewan McGregor, Michelle Williams
Tous droits réservés

Je ne suis pas une grande fan d’Ewan Mc Gregor, mais je dois avouer que sa transformation au fur et à mesure du film est parfaite, tout comme celle de Hugh Jackman… ils sont tous les deux très crédibles sur une grande palette d’émotions, et c’est un plaisir que de les voir se donner la réplique. J’étais également contente de retrouver Michelle Williams, bien plus jolie que dans ses précédents films, même si franchement, elle pourrait avoir quelques kilos de plus. Ceci dit, peu importe, le casting est très bon, tout comme la réalisation… et l’intrigue, qui nous laisse perplexe jusqu’aux toutes dernières minutes sur l’identité de celui ou de celle qui aura le dernier mot.

Réalisé par Marcel Langenegger. Avec Hugh Jackman, Ewan McGregor, Michelle Williams. Sorti le 3 septembre 2008.

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