Tequila's Secrets

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

mardi 09 octobre 2012

Chili, J5: De retour à Santiago

Malgré la fatigue accumulée depuis les derniers jours, je me réveille vers 7 heures du matin et prend le temps de travailler un peu sur le compte-rendu de la veille avant de me doucher et de m’habiller… La chambre qui m’a été attribuée est à la fois plus grande et plus agréable avec ses deux fenêtres et un grand bureau que celle dans laquelle j’avais passé ma première nuit au Chili…

J’apprendrai au petit déjeuner que toutes les chambres sont évidemment différentes puisque nous sommes dans une ancienne maison individuelle – je suppose que ma première chambre faisait partie des quartiers réservés à une époque aux domestiques, mais celle que j’ai aujourd’hui est semble t-il réservée aux hôtes de marque! Mon interlocuteur m’avoue qu’il demande toujours la même, l’ancienne bibliothèque du propriétaire précédent… Je n’avais pas réalisé qu’au-delà du patio il y a également un jardin avec une piscine. J’entendrai plusieurs fois la plaisanterie que l’ESO n’aurait qu’à revendre cette maison pour se payer son prochain télescope!

En tous les cas, tous les visiteurs sont appréciatifs de l’accueil qui leur y est réservé, et j’avoue que l’ambiance est bien sympathique. Je prendrai mon petit déjeuner en compagnie d’un belge qui est à l’origine des tunnels d’interférométrie à Paranal, et le déjeuner en compagnie de 3 astronomes, deux français et un allemand… L’un d’eux n’est là que pour quelques heures, entre deux avions, juste le temps de prendre une douche et d’avaler un repas en bonne compagnie. Tout le monde se présente et la discussion roule pendant tout le repas et même jusqu’au café. Tant et si bien que je ne regagne ma chambre qu’à 15 heures, juste le temps de travailler encore un peu avant d’aller promener au marché artisanal Santa Lucia.

En effet, il drache sur Santiago depuis le début de matinée et l'évènement auquel je devais assister au planétarium a été repoussé. Tant pis ! J’emprunte un parapluie et me voilà dehors. En théorie, je dois juste tourner à droite et marcher 800 mètres jusqu’au métro, mais au bout d’une heure de marche (et toujours pas la moindre station de métro), je hèle un taxi… qui évidemment ne parle pas un mot d’anglais. Il comprend Santa Lucia, pas le mot « market », mais me propose « feria artisanal », ce qui me semble tout bon ;)

L’artisanat est très varié : ambre, lapis-lazuli, cuirs, vêtements en coton, laine d’alpaca, cuivre… Je fais une première fois le tour de toutes les échoppes, plus ou moins inondées par la pluie, avant de me décider. Heureusement, les prix sont affichés et les commerçants baragouinent un peu l’anglais!



Taxi pour le retour également, j’ai rendez-vous avec Mathieu, mon guide de l’ESO, pour un dîner typiquement chilien dans un restaurant du coin. Troisième taxi de la journée… commandé pour 19h50, il arrive finalement à 19h20… Tout cela me laisse donc le temps de lire au bar en sirotant un pisco sour, l’apéritif du coin à base de pisco et de… citron. Traître, mais délicieux.

Retour à la guest-house vers 23 heures, je suis partie tellement précipitamment que je n’ai emporté aucune clef :)

dimanche 07 octobre 2012

Chili, J4: Le Casque de Thor (NGC 2359)

Je ne sais pas si l’effet s’estompe au bout d’un certain temps passé sur place, mais pour ma part, dormir me semble une terrible perte de temps à Paranal! Je retrouve donc Mathieu à 4h45 dans le hall de la résidence après une nuit de sommeil dont les heures se comptent sur la moitié des doigts d’une main…

Il nous reste encore à réaliser l’observation qui est l’objet – le clou – de mon voyage… celle de la nébuleuse NGC 2359, nommée fort à propos le casque de Thor.

Tenez, la voilà telle que vous l'aviez vue jusqu'à maintenant...


Crédit image: ESO/Digitized Sky Survey 2. Acknowledgement: Davide De Martin

Nous retrouvons Henri Boffin dans la salle de contrôle de UT1 et commençons immédiatement les observations préliminaires. La première chose à faire, c'est évidemment de pointer le télescope vers la nébuleuse via une étoile guide. A chaque fois que le télescope bouge, un haut-parleur diffuse "there is no cause for alarm", suivi de "but there probably will be" quand il est en position. En fait, tous les sons émis par les logiciels sont issus de films ou de dessins animés... et même si la fantaisie surprend au début dans cet univers qui semble si sérieux, finalement, on s'y habitue très bien!

Nous allons prendre plusieurs photos monochromes de la nébuleuse, en utilisant des filtres différents qui permettent de mettre en évidence ses composants: j'ai retenu les termes d'hydrogène et d'oxygène ionisé, par exemple. Henri tente également des temps de pose plus ou moins longs, mais les résultats obtenus avec des poses de 30 secondes sont étonnants... ces télescopes sont vraiment impressionnants! Aucun temps de pose au-delà de 3 minutes sous peine de terriblement surexposer les étoiles les plus brillantes de la nébuleuse.

Plusieurs photos sont effectuées en gardant les mêmes paramètres mais en déplaçant légèrement le télescope, cela permettra de faire disparaître la ligne noire qui témoigne du fait que les photos sont prises via deux capteurs CCD qui ne se touchent pas.

Si les images monochromes prises par le télescope sont parfaites pour la science, celles destinées au grand public, en couleur "réelles", nécessitent de la post-production. Outre le fait de gommer la ligne noire, il faut en effet assigner une couleur à chaque photo monochrome avant de les combiner les unes aux autres. La couleur attribuée correspond évidemment à la couleur que le composant émet, par exemple le vert pour l'oxygène ionisé. Le temps de pose cumulé de toutes les photos assemblées pour l'image finale sera d'environ 3 heures.

Henri prend le temps de me montrer dans le logiciel les principales commandes qui permettent de déclencher/arrêter les observations, changer les filtres, les temps de pose... et regarder l'image qui vient d'être prise. Nous discutons également du vent, qui est presque préoccupant, avec des rafales autour de 10m/s. Au-delà de 12m/s, il faut orienter le télescope à 90° par rapport au sens du vent... Si cela arrivait, nous devrions cesser l'observation puisque nous ne pourrions pas pointer le télescope en direction de "notre" nébuleuse. Au-delà de 18m/s, il faut refermer le télescope...

Nous sommes en direct à partir de six heures du matin pour l'émission "Une journée dans la vie de l'ESO", présentée par un astronome de l'ESO, le Dr Joe Liske... Organisée à l'occasion des 50 ans de l'ESO, cette émission durera six heures, et les directs depuis le Paranal en feront l'ouverture et la fermeture. Je vous conseille évidemment de prendre le temps de la regarder en entier, toutes les séquences sont disponibles sur le site de l'ESO!



Les images que nous voyons s'afficher sur l'écran sont monochromes, certes, mais superbes à mes yeux. Henri Boffin est ravi du résultat, et vu que contrairement à moi ce n'est pas sa première observation... l'image finale promet d'être une belle réussite!

Le direct s'est bien passé, et sitôt qu'il est terminé, je monte sur la plate forme assister à la fermeture des télescopes. La séquence de fermeture du télescope prend 25 minutes et doit être terminée avant le lever du soleil, vers 7h10!

IMG_7519

IMG_7525

IMG_7528

IMG_7524

Le lever du soleil est magnifique, la lumière est tout simplement extraordinaire! Je me rends compte que je n'ai encore qu'à peine mentionné les 4 télescopes auxiliaires, qui ont la particularité de pouvoir être déplacés sur la plate forme grâce au réseau de rails bien visible sur certaines de ces photos. 30 positions différentes sont disponibles afin de maximiser les possibilités d'observation!

IMG_7531

IMG_7537

IMG_7543

IMG_7544

IMG_7546

IMG_7549

IMG_7551

Il est temps de redescendre prendre un petit déjeuner... avant de remonter sur la plate forme du VLT pour notre second direct, qui sera une séance de questions/réponses en compagnie de Gabriel, qui est cette semaine un "astronome de jour", de ceux qui font les calibrations pendant la journée pour que les observations de la nuit se passent bien. Claudio est le coordinateur d'équipe cette semaine, et son travail est de veiller au bon déroulement de la journée tant côté science que côté logistique.

Le vent est impressionnant là-haut, 18m/s soit près de 65km/h... le soleil est intense, la peau se dessèche en quelques minutes... Les conditions sont extrêmes, mais c'est pour moi un plaisir immense que de me retrouver là, avec eux, à échanger avec Joe et à répondre aux questions du public. Je crois que c'est apparent sur la vidéo, mais la magie de Paranal, c'est aussi la complicité et le respect mutuel entre les personnes qui y travaillent. J'en profite pour remercier tous ceux qui m'ont accueillie dans leur bureau, leur atelier ou leur télescope et qui m'ont fait me sentir à la maison en haut de cette montagne au milieu du désert.



L'image résultant des observations du matin est mise en ligne par l'ESO vers 11 heures... Tout simplement superbe.


Crédit: ESO/B. Bailleul

Une fois le direct terminé, je quitte la plateforme du VLT à regret, pour la dernière fois de ce séjour.

IMG_7555

IMG_7557

Retour à la résidence pour déjeuner et prendre une dernière glace sur la terrasse, au soleil, le regard tourné vers les montagnes environnantes...

Il nous reste le temps de prendre quelques photos souvenir et pour ma part... de retourner à la piscine!

IMG_7575

IMG_7579

Valise bouclée, il est déjà 16h, l'heure de partir, non sans regrets. Reprendre la voiture de location, rendre mon badge à l'entrée, jeter un dernier regard vers la plate forme du VLT, s'arrêter pour prendre une photo d'Armazones (le futur site de l'E-ELT) et ramasser quelques pierres.

IMG_7588

IMG_7587

Quitter le désert, rejoindre la civilisation, traverser Antofagasta par la route côtière, reprendre l'avion et finalement un taxi jusqu'à la guest-house de l'ESO, à Santiago. Il est 23 heures.

IMG_7599

IMG_7601

IMG_7610

IMG_7613

IMG_7618

IMG_7631

Quelle incroyable expérience!

- Mes tweets préférés de la journée sont là... mais c'est loin d'être exhaustif!



- Retrouvez plus de photos sur mon compte Flickr...

samedi 06 octobre 2012

Chili, J3: Les coulisses de Paranal

Je retrouve Mathieu à 10 heures pour un petit déjeuner tardif, cela fait déjà 2h30 que je suis levée… tant de choses et de photos à partager!

C’est Guillaume Blanchard qui sera notre premier guide de la journée, il nous emmène visiter son domaine, le MMB… Mirror Maintenance Building. Comme tous les miroirs, ceux des télescopes sont recouverts d’une fine couche de métal, qui s’oxyde et prend la poussière. Il faut donc remplacer régulièrement, tous les 18 à 24 mois cette couche métallique (coating). Guillaume nous présente ses machines les plus impressionnantes, celles destinées à traiter les miroirs de VLT, d’un diamètre de 8,2 mètres.

Il y a d’abord celle-ci, qui permet de retirer le miroir de sa cellule.

IMG_7317

IMG_7336

Et puis il y a celle-là, qui me rappelle une centrifugeuse mais qui n’est rien d‘autre qu’un lave-vaisselle géant, qui lave à l’acide et à la soude caustique et permet de retirer les résidus du coating précédent!

IMG_7320

IMG_7332

Et la dernière, une chambre à vide sur le toit de laquelle Guillaume nous emmène admirer les pompes cryogéniques permettant justement de créer le vide…

IMG_7325

IMG_7328

C’est dans cette chambre qu’est appliqué sur le miroir un nouveau coating, d’une épaisseur de 0,1 micron! Sachant que chacun des miroirs des télescopes formant le VLT pèse 23 tonnes pour seulement 17cm d’épaisseur et une valeur estimée à environ 50 millions, je vous laisse imaginer le poids des responsabilités de Guillaume, qui est en permanence en train de tester de nouvelles méthodes. Je crois même qu’il a employé le terme de cuisine – expérimentale, sans aucun doute!

Je vous parlais précédemment du futur télescope ELT et de ses 800 segments qui composeront le miroir de presque 40 mètres de diamètre. Sachant qu’il faudra traiter chacun de ces 800 miroirs tous les dix-huit mois, il lui faudra sans doute superviser et gérer le retrait, le nettoyage, la rénovation et la remise en place de deux miroirs par jour. Tout cela me rappelle les supplices concoctés au temps de la Grèce Antique!

Après le déjeuner, nous partons visiter un autre atelier, mécanique cette fois. Mécanique, menuiserie, peinture, soudure… en fait, tous les métiers sont présents à Paranal.

IMG_7348

IMG_7345

IMG_7337

Du design à la réalisation, tout se fait en interne – quelle que soit finalement la destination finale de la pièce: entretien de la résidence ou besoin précis pour un télescope. Comme souvent, pour que les astronomes puissent exercer leur métier dans de bonnes conditions, de nombreuses petites mains s’affairent dans les coulisses! Paranal est tellement isolé que tout cela relève évidemment du bon sens. Finalement, le seul fil à la patte de l’observatoire, c’est la fibre optique.

Puisque Mathieu doit s’assurer que tout est prêt en termes de logistique pour le direct du lendemain avec le siège de l’ESO, retransmis sur internet, nous montons jusqu'à la plateforme du VLT, toujours aussi impressionnante, je ne m'en lasse pas.

IMG_7356

IMG_7353

Quant à la vue...

IMG_7361

IMG_7366

Nous redescendons ensuite jusqu’au Télescope VISTA (Visible and Infrared Survey Telescope), doté d’un miroir de 4 mètres et d’un grand champ de vision.

IMG_7384

IMG_7390

IMG_7391

VISTA est situé sur une plate-forme séparée, légèrement en contrebas de celle du VLT et qui offre de nouvelles vues sur le désert environnant.

IMG_7393

IMG_7394

IMG_7373

IMG_7375

Sur la photo ci-dessus, Armazones, où sera installé l'European - Extremely Large Telescope (E-ETL) doté d'un miroir de près de 40 mètres de diamètre.

Temps libre ensuite, j’en profite pour aller nager sous la coupole de la résidence, dont certains vantaux sont entrouverts et laissent apercevoir le ciel bleu. J’enchaine des longueurs de dos crawlé pendant une demi-heure… et la sensation est divine! Par certains côtés, la résidence n’est pas sans rappeler un centre de vacances, même si les nuits des astronomes sont longues, très longues… pas loin de 12 heures.

IMG_7582

Je retrouve Mathieu peu après 19 heures pour un nouveau coucher de soleil depuis la plate forme du VLT…

IMG_7402

IMG_7411

IMG_7414

IMG_7415

IMG_7416

IMG_7417

IMG_7422

IMG_7424

Comme hier, nous voyons -sans entendre- s’ouvrir les télescopes du VLT, mais nous guetterons longtemps et en vain l’ouverture des télescopes auxiliaires qui faisaient l’objet d’essais techniques cette nuit là.

Tant pis, il est temps d’aller discuter avec Henri Boffin des détails de l’observation en direct prévue le lendemain matin ! Tout le monde semble prêt et impatient de participer à l’évènement…

Pour terminer cette journée, je profite que la Lune ne soit pas encore levée pour prendre des photos de la voie lactée et des nuages de Magellan… Je verrai également 4 météores, mais je n’en photographierai évidemment aucun!

IMG_7488_1600px

IMG_7501_1600px

IMG_7497_1600px

IMG_7496_1600px

Nous redescendons à la Résidence tout juste à temps pour attraper un repas, il est déjà passé 22h30, je ne m'endormirai que plusieurs heures, finalement pas si longtemps avant que le réveil ne sonne à 4 heures du matin…

IMG_7514_1600px



- Retrouvez plus de photos sur mon compte Flickr, et tous les tweets de cette journée dans ce storify!

vendredi 05 octobre 2012

Chili, J2: Découverte de Cerro Paranal

Je verrai le lever de soleil sur Santiago depuis le taxi qui m’emmène à l’aéroport… la ville est blottie contre des montagnes, qui disparaissaient la veille dans une sorte de brume – au petit matin, elles se détachent sur le ciel qui s’éclaircit, et le paysage est superbe.

Je retrouve Mathieu, qui sera également mon guide à Cerro Paranal, et nous embarquons dans un vol à destination d’Antofagasta, à environ 1200 kilomètres au nord de Santiago. L’avion longe la Cordillère des Andes, et au-dessous de nous, l’agriculture cède bientôt la place à un paysage montagneux, le désert d’Atacama, connu pour être le lieu le plus sec de notre planète. Coup de chance, nous apercevons même notre destination finale, le Very Large Telescope de l’ESO, posé en haut de Cerro Paranal.

copy of IMG_6876

Nous récupérons une voiture à l’aéroport, et c’est parti pour un road trip qui va nous faire traverser la ville côtière d’Antofagasta avant de bifurquer vers l’intérieur des terres, via la panaméricaine. A mes yeux, Antofagasta a un certain charme désuet, même si la pauvreté semble tristement omniprésente.

IMG_6943

IMG_6946

IMG_6951

IMG_6959

Sur notre droite, la côte est parfois très déchiquetée, et les vagues sont impressionnantes…

IMG_6962

Dernier bastion de la civilisation, comme le dira Mathieu, une immense cimenterie qui semble couvrir de poussière bâtiments et véhicules à des kilomètres à la ronde!

IMG_6982

Plus nous pénétrons dans le désert et moins nous croisons de véhicules!

IMG_7001

IMG_6994

Peu à peu disparaissent toutes traces de civilisation, depuis les chapelles dressées au bord de la route aux traces des voitures sur les bas côtés… Nous nous arrêtons le temps de faire quelques photos, le paysage semble tout droit sorti d’une photo prise par un rover martien. Ces rochers, posés là, ont littéralement l’air d’être tombés du ciel!

IMG_7008

IMG_7012

IMG_7015

Bientôt, un panneau annonce la route qui monte à Cerro Paranal…

IMG_7026

IMG_7033

Les choses sérieuses commencent, la Residencia de l’ESO est située à 2400 mètres d’altitude environ… Notre arrivée est filmée (et non, je ne vous dirai pas combien de prises nous avons effectué!), notre entrée dans la résidence aussi (pareil!).

IMG_7053

Difficile de ne pas arborer un sourire jusqu’aux oreilles. J’ai beau l’avoir longuement vue dans un documentaire (et regardé avec attention Quantum of Solace, le James Bond filmé sur place)… la résidence étonne.

L’architecture intérieure est aérienne, le silence règne, et les tons vert et ocre sont particulièrement agréables à l’œil dans un environnement qui ne manque certes pas d’ocre, mais cruellement de vert!

IMG_7069

IMG_7074

IMG_7110

IMG_7076

IMG_7077

Je découvre ma chambre, fonctionnelle, avec un grand bureau devant lequel on s’imagine bien travailler des heures, en regardant du coin de l’œil le soleil décliner sur le paysage environnant… A la tombée de la nuit, la fermeture des volets est obligatoire, pas question de laisser les lumières de la résidence troubler les observations qui sont effectuées quelques centaines de mètres plus haut !

Nous déjeunons à la cantine… Depuis deux jours je n’entends que des compliments sur la cuisine de Paranal, je comprends maintenant pourquoi ! La notion d’hospitalité ne s’est définitivement pas arrêtée pour l’ESO à l’architecture… les repas sont délicieux, et je n’ai aucun doute sur le fait que les glaces à l’italienne à volonté jour et nuit ont beaucoup de succès. L’atmosphère est familiale, détendue, les gens sont souriants, et dehors, vue imprenable sur les pentes rocailleuses.

Nous faisons le tour des extérieurs de la résidence après déjeuner, et c’est encore l’occasion de poser pour quelques photos…

IMG_7081

IMG_7092

IMG_7101

L’intégration de la résidence à l’environnement naturel est parfaite, et je reste véritablement admirative. Dehors, le silence ambiant est également impressionnant – pas de bruits de circulation, pas de musique, pas de cris, aucun bruit de machinerie quelconque.

IMG_7084

IMG_7087

IMG_7105

Assis dans les fauteuils du grand hall, Mathieu m’explique dans les grandes lignes la mission de l’ESO et me décrit ses équipements de La Silla, du VLT, ALMA… et le projet en cours d’élaboration, l’E-ELT (European Extremely Large Telescope) prévu à Armazones, à environ 20 kilomètres de Cerro Paranal, où se trouvera d’ailleurs sa salle de contrôle. Pour plus d’informations, je vous invite à aller consulter mes notes, .

En fin d’après–midi, direction la plate forme du VLT, située environ 250 mètres plus haut. Nous prenons la voiture et Mathieu m’explique que de nuit, tous les véhicules sont tenus de circuler avec uniquement les feux de position… les bords de la route sont balisés à cet effet, mais la descente une fois la nuit tombée ressemblera quand même fort à une aventure!

Mathieu m’emmène visiter l’UT2, alias Kueyen, la Lune en langue Mapuche. C’est l’heure à laquelle les bâtiments qui abritent les télescopes sont ouverts pour permettre les observations de nuit.

IMG_7145

IMG_7146

L’on commence par basculer le miroir pour éviter qu’un éventuel débris posé sur la coupole ne tombe dessus à l’ouverture de la coupole. Vue imprenable donc sur le miroir principal, d’un diamètre de 8,2 mètres… impressionnant !

IMG_7154

Plus impressionnant encore, tout se fait dans un silence presque complet… la mécanique qui permet au télescope de basculer et de s’orienter est tellement précise que tout se fait sans aucun bruit. Sans regarder le télescope, difficile de savoir s’il est ou non en mouvement, à tel point que personne n’est autorisé à l’intérieur du bâtiment de nuit, lorsque le télescope est utilisé pour des observations – ce serait tout simplement trop risqué. A l’ouverture de la coupole, la lumière orangée nous rappelle qu’il ne faut pas rater le coucher du soleil sur l’océan, que l’on devine à peine sous une mer de nuages !

IMG_7157

Direction le bord ouest de la plate-forme, donc, pour un magnifique coucher de soleil. Nous ne sommes pas seuls (et non, je ne pense pas seulement au photographe, qui est toujours avec nous !), la salle de contrôle est toute proche, et le spectacle vaut bien une pause de quelques minutes dans le travail !

Je profite de la lumière du couchant pour arpenter nouveau la plate forme et admirer les télescopes sous d’autres angles. Les « petits » télescopes auxiliaires, dotés de miroirs de 1,8m de diamètre s’ouvrent également sous nos yeux !



Il est temps de descendre dîner… avant de remonter visiter la salle de contrôle du VLT. En sortant de la résidence, mon regard est attiré par ce qui me semble être un léger voile nuageux, pourtant bien improbable vu la réputation de Paranal ! Mes camarades se moquent gentiment, ce que j’ai pris pour des nuages… c’est d’une part la voie lactée, et d’autre par les nuages de Magellan, visibles uniquement depuis l’hémisphère sud ! J’en avais évidemment entendu parler, c’est même l’une des raisons pour lesquelles l’ESO a choisi d’installer ses télescopes dans l’hémisphère sud, mais je vous le confirme, il est facile de les confondre avec… des nuages.

La salle de contrôle est immense, une section par télescope. Nous discutons longuement avec Henri Boffin, qui fait notamment des recherches sur les nébuleuses planétaires issues -ou supposées issues– d’étoiles doubles. Il travaille sur UT1, alias Antu, le Soleil – c’est le télescope que nous utiliserons le lendemain pour faire l’observation de la nébuleuse du casque de Thor. L’Homme est passionnant, et je vous invite à lire les articles qui lui sont consacrés sur la toile, ou même à le regarder en vidéo sur le site de l‘ESO !

Il est déjà passé minuit quand nous ressortons, et la Lune s’est levée entre temps, nous privant de la vue sublime que nous avions de la voie lactée. Qu’à cela ne tienne, elle nous éclairera sur le chemin du retour puisque nous avons décidé de descendre à la résidence à pied, via le sentier pédestre très justement nommé… Star Track. 3 kilomètres, de nuit, sur un chemin tout juste large pour une personne… et sur lequel nous ferons de nombreux arrêts photo.

IMG_7295

J’en profite pour mettre Mathieu à contribution – il fera du light painting pour la première fois !

IMG_7288

Il est presque deux heures et demi du matin lorsque nous rentrons dans la résidence – heureusement, demain, pas d’impératif horaire pour la matinée. Emerveillée par tout ce que j’ai vu, impatiente de le partager, je tweete et rédige pourtant jusque 4h30 du matin… avant de me réveiller à 7h30. Tant pis, je dormirai une autre fois !

jeudi 04 octobre 2012

Chili, J2 : Road trip jusqu'à Cerro Paranal

Chili, J2: La résidence de l'ESO

mercredi 03 octobre 2012

Chili, J1: Santiago

Après des adieux déchirants à mes enfants sur le quai de la gare, un trajet en autocar aux allures de Need For Speed dans les rues de Paris et 14 heures d’avion… Je suis au Chili – je réponds ainsi à l’invitation de l’ESO qui m’a désignée gagnante de son concours Tweet your Way to the VLT!

Pour l’anecdote, j’ai été relativement impressionnée par la qualité des repas proposés par Air France, tant le dîner au Champagne servi vers minuit et demi heure française… et le copieux petit déjeuner pris au-dessus des Andes. Coincée dans la rangée du milieu de mon Boeing 777, la caméra située sous l’appareil m’a en quand même permis quelques coups d’œil à l’extérieur, et offert une vue imprenable sur le tarmac de la piste au décollage et à l’atterrissage!

Arrivés à Santiago, la sortie de l’aéroport m’a rappelé Hurghada par son côté désertique et ses palmiers, même les montagnes sont là… Le taxi longe longuement des quartiers très populaires, débouche sur d’immenses chantiers d’immeubles d’affaires pour enfin me déposer quelques minutes plus tard à la guest-house de l’ESO, au fond d’une impasse. Le terme d’hacienda, hérité sans doute de Zorro, s’impose immédiatement… pas d’étage, un bâtiment en U qui s’étire autour d’un jardin au centre duquel se trouve une fontaine… Dans les résidences environnantes, la végétation est luxuriante aux balcons – que des plantes tropicales que je reconnais pour les avoir souvent vues bien à l’abri à l’intérieur sous nos latitudes. Dehors, il me faudra un moment avant de réaliser que ce sont des bourgeons sur les arbres qui longent les routes… nous sommes dans l’hémisphère sud, et c’est le début du printemps!





Le déjeuner est servi à table, et ce midi, nous ne sommes que deux. Lui est là via une université, et il part dés demain à La Silla, un autre site de l’ESO – il vient observer pour six entités différentes, pendant sept nuits. Son domaine, c’est les planètes, mais pas les nôtres, celles d’autres systèmes!

Direction les bureaux de l’ESO en début d’après-midi, où je suis accueillie par Mathieu, qui fait partie de l’équipe de communication au Chili – il n’est ni le seul français, ni le seul à parler français, et j’en regrette d’autant plus de n’avoir jamais appris l’espagnol!

De manière amusante, les bureaux de l’ESO sont situés sur l’équivalent chilien de la 5ème avenue, ou des Champs Elysées, si vous préférez – toutes les grandes marques parisiennes sont là. Mathieu m’expliquera tout de même que les bureaux de l’ESO étaient là avant que le quartier devienne prestigieux… Sur place, un nouveau bâtiment a été ajouté il y a deux ans pour loger les équipes qui travaillent sur ALMA (Atacama Large Millimeter/submillimeter Array) , et c’est là que William Garnier, responsable de la communication d’ALMA –encore un français- nous reçoit!

ALMA est un radio télescope, pour l’instant le plus puissant au monde, même si un autre projet encore plus ambitieux est en cours (http://www.skatelescope.org/). 43 antennes sur 66 sont d’ores et déjà opérationnelles… projet commun entre l’ESO, les USA et le Japon, ALMA s’étend sur près de 16 kilomètres, sur le plateau de Chajnantor situé à 5000 mètres d’altitude. Les challenges sont évidemment nombreux à une telle altitude, même si pour limiter les risques pris par le personnel le centre de contrôle est situé 2000 mètres plus bas. Lorsque les dernières antennes seront installées courant 2013, ALMA pourra observer au niveau moléculaire des fréquences invisibles pour l’œil humain. Parmi ses objectifs potentiels, découvrir comment la vie peut naître dans l’espace ou remonter aux origines de l’univers... Cerise sur le gâteau, l’ESO a misé gros en recherche et développement pour la conception de ses 25 antennes (25 sont également construites par les USA et 16 par le Japon), notamment en développant un système de déplacement magnétique et une antenne presque entièrement faite de fibre de carbone – donc plus légère - des innovations qui pourraient à terme trouver d’autres applications au quotidien - comme autrefois le laser ou les caméras CCD, développés pour l’astronomie et vite détournés!


Vue d'artiste (c) ESO

Entretien informel et passionnant ensuite avec Massimo Tarenghi, représentant de l’ESO au Chili, et qui a supervisé depuis 25 ans quelques uns des plus gros projets de l’ESO. Dans son bureau, un télescope Meade 200mm, flambant neuf, qui va servir à faire de l’outreach…

En effet, comme me l’explique Valentina, qui est à la tête de l’équipe de communication au Chili, l’ESO fait tout son possible pour promouvoir l’astronomie et au-delà la science en général dans le pays hôte de ses télescopes. Organisation d’évènements, présence dans les écoles, réseau d’astronomes de l’ESO qui font de l’outreach… les moyens mis en œuvre sont nombreux et ça fonctionne, il faut préciser que les institutions chiliennes (universités…) se voient attribuer chaque année 10% du temps d’observation sur les divers sites – de quoi motiver toute une génération!

Ce sont également les bureaux de l’ESO au Chili qui se chargent d’organiser chaque année des centaines de visites VIP/médias… et pas de doute, les installations européennes installées au Chili sont une grande source de fierté tant côté européen que chilien!

La prochaine étape, c’est la construction de l’E-ELT (European Extremely Large Telescope) dont le miroir fera 39 mètres de diamètre. Si l’on en croit Mathieu, il est même impossible d’imaginer les découvertes qui vont pouvoir être faites… ce sera une étape technologique « aussi déterminante que la première lunette de Galilée ou Hubble ». Vous l’aurez compris, beaucoup de fierté également chez ces salariés de l’ESO, et énormément de passion dans la voix!


Vue d'artiste (c) ESO/L. Calçada

De retour à la guest house, nous sommes cette fois ci dix à table… Je retrouve Christopher avec qui j’avais déjeuné, et fait la connaissance d’autres employés de l’ESO, en déplacement depuis le siège à Munich... Première journée passionnante, et dés demain, départ pour le désert d'Atacama, où se trouve le Very Large Telescope - le VLT.

samedi 29 septembre 2012

Bourriques!

Chevaux soleil couchant

vendredi 28 septembre 2012

Encore une...

semaine qui se termine... deux réunions à l'école, le judo, deux séances de piscine, des journées bien remplies... et, dans ma tête du moins, les préparatifs du voyage au Chili! Comment je m'habille? Qu'est ce que je prends comme matériel photo? Quel temps fait-il? C'est grand, Santiago? Pourquoi le Lonely Planet traite à la fois de l'Île de Pâques et du Chili? Tiens, c'est là aussi, Valparaiso?



Chase the dog star
Over the sea
Home where my true love is waiting for me
Rope the south wind
Canvas the stars
Harness the moonlight
So she can safely go
Round the Cape Horn to Valparaiso

Red the port light
Starboard the green
How will she know of the devils I've seen
Cross in the sky, star of the sea
Under the moonlight, there she can safely go
Round the Cape Horn to Valparaiso
Valparaiso

And every road I walked would take me down to the sea
With every broken promise in my sack
And every love would always send the ship of my heart
Over the rolling sea

If I should die
And water's my grave
She'll never know if I'm damned or I'm saved
See the ghost fly over the sea
Under the moonlight, there she can safely go
Round the Cape Horn to Valparaiso
Valparaiso

mercredi 19 septembre 2012

Time Out

J'ai bien aimé ce film de Science Fiction dans lequel le temps est littéralement de l'argent. Arrivés à l'âge de 25 ans, hommes et femmes cessent de vieillir et disposent d'un capital temps d'une année... s'ils veulent vivre plus longtemps, il leur faudra gagner plus d'argent que ce que ne leur coûte une journée. Un café vaut 5 minutes, un trajet en bus 1 heure, une nuit d'hôtel 5 heures, etc. Ceux qui maîtrisent le système, créent l'offre et la demande, gèrent l'inflation... deviennent immortels. Les autres vivent avec le regard fixé sur leur bras, où défile le temps qu'il leur reste à vivre, et vivent heure par heure.



L'histoire, c'est celle d'un homme qui va soudainement se retrouver à la tête d'un siècle de temps... et chercher à renverser l'ordre des choses. L'intrigue est bien menée, et passé les premiers instants pendant lesquels on comprend que la jeune femme qui vit avec le héros est en fait... sa mère, on se laisse emporter par l'histoire.

Time Out (In Time) sorti le 23 novembre 2011. Réalisé par Andrew Niccol, avec Amanda Seyfried, Justin Timberlake, Cillian Murphy.

dimanche 16 septembre 2012

Battleship

Une histoire de vaisseaux extra-terrestres qui débarquent sur Terre et se font botter les fesses par l'US Navy, franchement, je ne vois pas ce que j'aurais pu y trouver à redire. Bingo!

Les personnages sont sympathiques -y compris une belle brochette de seconds rôles- et les images sont superbes... Il y a de nombreuses scènes de *bataille navale*, ce qui n'est pas tellement étonnant puisque c'est sur le concept de ce jeu qu'est basé le film. Tout cela n'est pas sans rappeler le film Pearl Harbor, et franchement, j'ai passé un très bon moment.



Pour répondre tout de suite aux râleurs (!), oui, c'est encore un film dans lequel les États-Unis sauvent la Terre entière. Si cette idée vous agace, ne regardez pas. Même pas la bande annonce.

Et pour en rajouter encore un peu dans mon pro-américanisme, j'imagine que beaucoup ne comprendront pas pourquoi les anciens matelots de l'USS Missouri sont là, sur leur bateau, pile poil au bon moment...

Pourtant, aux USA on emploie fièrement des "vieux" ayant servi sur un navire comme guide ou animateur lorsque celui-ci est transformé en musée. J'ai ainsi eu le plaisir de discuter sur la passerelle du porte-avions USS Intrepid avec un ancien pacha du navire, ou d'écouter un chauffeur de bus à la NASA raconter ses années passées dans une salle de contrôle. C'est tellement plus intéressant et tellement moins à sens unique que d'écouter quelqu'un raconter des anecdotes qu'il a appris par coeur!

Bref, à voir, ou pas, cela ne tient qu'à vous!

Sorti le 11 avril 2012. Réalisé par Peter Berg, avec Taylor Kitsch, Rihanna, Liam Neeson.

lundi 10 septembre 2012

Mon prochain voyage...

Juste là. En haut d'une montagne au milieu du désert le plus aride de la planète...


View Larger Map

Le pourquoi du comment est à lire sur le site de l'ESO!

dimanche 09 septembre 2012

Montgolfière et Ciel(s) de Loire

Un peu d'animation ce matin puisqu'en sortant après le p'tit déj pour admirer une montgolfière qui passe au sud-sud-est (Oh, la belle rouge!)... nous découvrons une autre montgolfière en train de se poser à quelques centaines de mètres au sud-ouest. Tellement proche que le temps de rentrer dans la maison et de sortir l'appareil, elle est derrière les arbres.

montgolfière, association Ciel de Loire

Les petiots partent en courant au travers talus et haies jusque chez le voisin. L'Homme et moi suivons plus doucement, d'autant que je ne suis même pas encore habillée... Pas grave, je resterai à distance! Ceci dit, en arrivant en vue de la montgolfière nous sommes les seuls badauds et l'on nous invite à approcher par de grands signes. Entre la curiosité et la modestie... tant pis pour la chemise de nuit!

montgolfière, association Ciel de Loire

Les petiots sont invités à donner un coup de main pour coucher le ballon, l'atterrissage s'est passé tout en douceur, à l'abri du vent entre deux buttes - loin de l'idée que je m'en faisais!

montgolfière, association Ciel de Loire

montgolfière, association Ciel de Loire

La voiture de récupération mettra un peu de temps à les retrouver, mais on en profite pour papoter et en apprendre plus sur le fonctionnement et les caractéristiques des montgolfières. Mine de rien, il faut 4m3 d'air chaud pour soulever 1kg!

Celle-ci appartient à l'association Ciel de Loire, qui en possède 4. C'est la plus petite, 2200 mètres cubes, capable d'emporter confortablement 3 personnes, mais ils sont également propriétaires de LadyJoker et LadySun, aux formes plus ludiques!

Si vous êtes intéressé par un vol, je vous recommande de jeter un coup d'oeil à leur site internet www.cieldeloire.com - l'équipe rencontrée ce matin était fort sympathique, nous avons même eu droit au p'tit déj une fois le matériel chargé :)

montgolfière, association Ciel de Loire

vendredi 07 septembre 2012

Blanche Neige et le Chasseur

Voilà une intéressante adaptation de Blanche Neige... revisiter un conte que tout le monde connaît par coeur et qui est par définition un peu mièvre, c'est un joli challenge, et plutôt réussi, donc.

Blanche Neige et le Chasseur

L'équipe chargée des effets spéciaux s'est fait plaisir, un peu à la manière d'Avatar, en créant animaux et paysages littéralement féériques ou cauchemardesques - même si souvent on se demande à quoi ils servent, à part faire joli et allonger les séquences. Je ne vous parle même pas des châteaux qui semblent s'éloigner les uns des autres au gré des besoins de l'histoire.

Les personnages sont intéressants - en particulier, évidemment, la méchante Reine et son frère - même si là encore, la cohérence n'est pas le point fort du film. Je pense notamment à Blanche Neige qui prend la tête de son armée, telle Jeanne d'Arc, à peine quelques temps après s'être enfuie de la cellule où elle a passé les 7 dernières années.

De nombreux défauts, donc, mais de bien jolies images également avec beaucoup d'attention portée au rouge sang, au noir corbeau et à la blancheur de la neige. Bref, un film à voir pour sa photographie et ses choix scénaristiques qui s'écartent parfois du conte originel... mais qui sonnent juste.

jeudi 06 septembre 2012

Avengers

Il y a encore quelques années, je détestais les super-héros, comme je vous l'avais déjà dit plein de fois ici. Et puis il y a eu Iron Man, le playboy égocentrique, qui m'a réconciliée avec eux!

Avengers, c'est une sorte de super-film de super-héros; une alliance improbable entre des super-héros (et p'têt même un Dieu!) qui doivent affronter un ennemi commun.



Tous ou presque ont eu leur propre film, voire plusieurs... Aux côté de la Veuve Noire et de Hawkeye, il y a ainsi Hulk, Iron Man, Thor et enfin Captain America qui deviendra naturellement leur leader... tous unis contre Loki, le frère de Thor. Il faut avoir vu les films pour comprendre toutes les références et j'en ai certainement raté des tonnes (dossier intéressant à lire sur Allociné), mais je me suis bien amusée quand même! Evidemment tous ces super-héros n'ont aucune habitude de travailler en équipe ou de s'en remettre à quelqu'un d'autre, il leur faudra donc du temps et une perte ressentie par tous pour trouver leurs marques et tirer dans le même sens.

Les effets spéciaux sont superbes et j'ai adoré les vaisseaux du film, tant le porte-avions volant du S.H.I.E.L.D. (c'te classe!) que les vaisseaux extraterrestres qui évoquent des reptiles marins dans leurs déplacements...





< 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37 38 39 40 41 42 43 44 45 46 47 48 49 50 51 52 53 54 55 56 57 58 59 60 61 62 63 64 65 66 67 68 69 70 71 72 73 74 75 76 77 78 79 80 81 82 83 84 85 86 87 88 89 90 91 92 93 94 95 96 97 98 99 100 101 102 103 104 105 106 107 108 109 110 111 112 113 114 115 116 117 118 119 120 121 122 123 124 125 126 127 128 129 130 131 132 133 134 135 136 137 138 139 140 >

ERRORE: Non riesco a connttermi a MySQL! Controllare config.php .