Tequila's Secrets

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samedi 16 janvier 2010

Parfois, je me demande...

ce qui passe par la tête des designers. On a beau être en Anjou et avoir de magnifiques ardoisières, d'où sont extraites les ardoises utilisées pour la rénovation des monuments historiques, de là à créer un service de table en ardoise...

ardoisière Trélazé

Ceci dit, je comprends encore moins que le supermarché de mon village ait approvisionné le service complet, de l'assiette à dessert au plat en passant par les mises en bouche, très nouvelle cuisine! Vous me direz qu'à la limite, le plateau... certes. Sauf que j'en ai tellement manipulé, des ardoises, pour avoir démonté le toit de la ruine que nous avons rénové, et je sais si bien à quel point elles sont fragiles, que franchement, je ne me vois pas poser quoi que ce soit sur une ardoise.


Tous droits réservés Ard'time

Mais bon, sérieusement, vous imaginez, vous, manger sur une ardoise brute? Complètement plate? Qui doit se rayer et s'effriter au moindre coup de couteau? Pour ma part, je suis très sceptique. D'autant que pour pousser le raisonnement, je me demande si on peut laver de l'ardoise au lave-vaisselle. Je me demande même si on peut utiliser le moindre produit vaisselle... pas vraiment d'informations à ce sujet sur le site internet, qui mériterait une bonne relecture pour les fautes (déformation professionnelle, pardon!).

Je ne dois pas être la seule à m'interroger, j'ai l'impression que depuis deux mois que ce service de table est en présentation au rayon Arts de la Table, il ne s'en est pas vendu beaucoup... ceci dit, il n'est pas déjà en soldes, c'est donc qu'ils ont encore de l'espoir.

vendredi 15 janvier 2010

The Big Bang Theory: The Bath Item Gift Hypothesis (s2e11)

Allez, je dois avouer qu'en ce moment, mes soirées télé sont très geeks... je prends beaucoup de plaisir à rattraper à vitesse grand V mon retard sur cette fantastique série - qui ne parle peut être pas au commun des mortels, mais devant laquelle je ris beaucoup. Et à peine jaune, je vous rassure, heureusement que j'ai toujours été nulle en physique :)

J'ai vu plusieurs fois cet épisode, et c'est une pure merveille, non seulement parce que les deux intrigues parallèles, Leonard & Penny d'un côté, Raj, Howard & Sheldon de l'autre se valent... mais surtout pour les dialogues de Sheldon, qui sont magnifiquement écrits (bon, d'accord, comme souvent...).

J'en vois une ou deux qui allaient déjà m'accuser d'avoir regardé l'épisode plusieurs fois rien que pour revoir Sam Anders Michael Trucco, mais franchement, hein, franchement, c'est mal me connaître. Non que je n'étais pas contente de le retrouver en train de ravir Penny à Leonard en deux coups de cuillère à pot, mais bon, moi, regarder quelque chose rien que pour un acteur, non vraiment, tssss....

the big bang theory michael trucco
Tous droits réservés

Sheldon, je disais donc, qui nous gratifie d'une splendide explication sur les origines de Noël, très bien servi par Howard qui joue à ravir la voix off. Mais surtout, surtout, d'une brillante théorie sur l'échange de cadeaux... C'est le vrai talent des scénaristes de cette série, nous amener à regarder les événements de notre vie avec l'esprit analytique d'un scientifique brillant, certes, mais complètement inadapté à la vie en société. Ceci dit, Sheldon est sans doute le personnage qui évolue humainement le plus, je pense notamment à l'usage des questions rhétoriques... et du sarcasme, qu'il s'approprie épisode après épisode, sans compter ses tentatives pour se couler dans le moule!

Et maintenant, oyez, oyez, donc, mesdames, messieurs... Sheldon Cooper dans ses oeuvres!

Penny: Hey Sheldon, are you and Leonard putting up a Christmas tree?
Sheldon Cooper: No, because we don't celebrate the ancient pagan festival of Saturnalia.
Penny: Saturnalia?
Howard Wolowitz: Gather round, kids, it's time for Sheldon's beloved Christmas special.
Sheldon Cooper: In the pre-Christian era, as the winter solstice approached and the plants died, pagans brought evergreen boughs into their homes as an act of sympathetic magic, intended to guard the life essences of the plants until spring. This custom was later appropriated by Northern Europeans and eventually it becomes the so-called Christmas tree.
Howard Wolowitz: And that, Charlie Brown, is what boredom is all about.
Penny: Okay, well, thank you for that, but I got you and Leonard a few silly neighbor gifts, so I'll just put them under my tree.
Sheldon Cooper: Wait! You bought me a present?
Penny: Uh-huh.
Sheldon Cooper: Why would you do such a thing?
Penny: I don't know. 'Cause its Christmas?
Sheldon Cooper: Oh, Penny. I know you think you are being generous, but the foundation of gift giving is reciprocity. You haven't given me a gift. You've given me an obligation.
Howard Wolowitz: Don't feel bad, Penny, it's a classic rookie mistake. My first Hanukah with Sheldon, he yelled at me for eight nights.
Penny: Now, hey, it's okay. You don't have to get me anything in return.
Sheldon Cooper: Of course I do. The essence of the custom is that I now have to go out and purchase for you a gift of commensurate value and representing the same perceived level of friendship as that represented by the gift you've given me. It's no wonder suicide rates skyrocket this time of year.
Penny: Okay, you know what? Forget it. I'm not giving you a present.
Sheldon Cooper: No, it's to late. I see it. That elf sticker says, "To Sheldon." The die has been cast. The moving finger has writ. Hannibal has crossed the alps.

jeudi 14 janvier 2010

Recherche idées désespérèment...

J'aime beaucoup le mois de janvier parce que j'ai généralement un chèque cadeau Amazon à dépenser, synonyme de l'arrivée imminente de livres dans ma bibliothèque. Et si vous me lisez depuis un moment, mes goûts ne devraient plus avoir de secrets pour vous... pour résumer en quelques termes, de manière générale j'aime la chick lit', la fantasy, le fantastique, les thrillers, le suspense... et comme en matière de films, je préfère généralement un blockbuster à une œuvre d'auteur un peu obscure! Disons que je suis relativement bon public :)

Alors, que me conseilleriez-vous pour mon panier Amazon? Quelles sont vos dernières découvertes? (Vous connaissez la mienne, cf photo!)



Mes parents ont longuement été abonnés à la Sélection du Reader's Digest, dont ils ont une impressionnante collection... et je me souviens très bien, petite, avoir lu toutes les histoires sur le thème de l'aviation (je suis sûre que j'aurais pu piloter un Boeing les yeux fermés, et que je connaissais un paquet d'aéroports mieux que n'importe quel voyageur!), puis toutes celles sur le thème de l'hôpital, mais de manière générale je préférais les catastrophes aériennes aux épidémies. Je m'étais également fait une série dont les animaux était les héros... même si ça donnait très envie d'avoir un chat/chien/cheval/renard/loup/fennec/dauphin comme compagnon de jeu ;)

Pour tout vous dire, à l'époque, mon auteur préféré c'était Arthur Hailey, dont mon père empruntait pour moi les versions non abrégées de ses livres à la bibliothèque pour adultes... Je pense que mon goût pour les films-catastrophes vient en grande partie de l'avoir lu très jeune ;)

mercredi 13 janvier 2010

Une envie-déco? Recyclez vos emballages!

Vous, je ne sais pas, mais pendant ces fêtes de fin d'année j'ai largement pesté contre les bennes de recyclage ultra-pleines dans la commune, et presque autant contre tous ces gens qui du coup déversaient leurs cartons et leurs bouteilles plastiques à côté. Même avec un éclairage festif, une pile de déchets reste une pile de déchets, surtout que nous n'avions pas de neige pour jeter un voile pudique par-dessus. 'Fin bref!

Du coup, je trouve que le groupe Unilever avec son site Pour tout vous dire a une excellente idée en ce début d'année en nous incitant à regarder ses emballages non pas comme un mal nécessaire, mais comme une source potentielle d'amusement, seul(e) ou en famille, et une mine d'idées déco qui ne demandent qu'à être exploitées. Je suis persuadée que comme moi, vous vous êtes déjà extasié(e) devant l'ingéniosité ou la praticité d'un emballage pendant la durée de vie du produit. Alors pourquoi ne pas réutiliser ensuite cet emballage à une autre fin?

bricolage récupération décoration unilever lipton boite à bijoux

Pour tout vous dire, la récupération et l'utilisation des emballages n'est évidemment pas une idée neuve, mais quand les idées sont originales, les fiches bien rédigées et que tout est réuni sur un même site internet, ça facilite grandement le passage à l'acte!

Au-delà de la brico-déco plus traditionnelle, je vous invite donc à jeter un coup d'œil sur les fiches qui vous expliqueront comment transformer en plumier un emballage de glaces Magnum, et en cache-pot les bâtonnets en bois de ce mêmes glaces.

Comment ça, ce n'est pas de saison? Transformer les briques de soupe Knorr en vases, ça vous paraîtrait plus approprié? Et les boites de thé Lipton en pot à crayon ou en mini boite à bijoux?

bricolage récupération décoration unilever knorr vase

Sur ce, je vous quitte, j'ai une furieuse envie de bricoler :) (Billet sponsorisé par Adrider)

mardi 12 janvier 2010

[Mode Caliméro ON]

C'est trop injuste! La température est légèrement négative, les nuages se déversent sur l'Anjou, et devinez ce qu'il tombe? De la pluie. Verglaçante, certes, mais de la pluie quand même. Le plus désagréable c'est que vu les températures annoncées pour demain, tout aura probablement fondu avant même que je me lève... ce qui me fait évidemment râler vu le potentiel photo que j'aperçois à la lueur de l'éclairage extérieur! Y'a des milliers de stalactites... Il y en avait même plein la robe des filles, que j'ai exceptionnellement rentrées pour la nuit. Les garçons resteront dehors, mais ce sont des mâles, des vrais, ils tiendront le coup ;)

Je vous ai déjà dit que c'était trop injuste?

[Mode Caliméro OFF]

Les petiots, eux, étaient super contents, ils n'étaient que 4 à leur cours de musique (contre une quinzaine d'habitude) :)

lundi 11 janvier 2010

Cédric Delsaux: the dark lens

Je suis tombée aujourd'hui sur une série de photos de Cédric Delsaux, qui m'ont littéralement tapé dans l'œil (et non, tout cela ne m'a pas fait mal, je vous l'assure!).

Cédric Delsaux met en scène des éléments des films Star Wars dans un univers urbain et contemporain, et c'est si naturel que l'on s'étonnerait presque qu'il s'agisse de photomontage. Je trouve cela tout simplement magique, et je vous invite à aller visualiser la série complète sur son site internet à l'adresse suivante: http://www.cedricdelsaux.com/

cédric delsaux star wars
Tous droits réservés par Cédric Delsaux

cédric delsaux star wars
Tous droits réservés par Cédric Delsaux

dimanche 10 janvier 2010

Hot Fuzz

Hot Fuzz, c'est l'histoire de Nicholas Angel, un brillant policier londonien dont ses supérieurs décident de se débarrasser en le mutant dans un village tranquille, afin qu'il arrête de leur faire de l'ombre. A peine arrivé Nicholas s'attire les moqueries de ses collègues... tandis que son médiocre partenaire déborde d'enthousiasme à l'idée de faire équipe avec un policier qui ressemble aux héros de ses films favoris.

Ceci dit il y a quelque chose de pourri dans le royaume d'Angleterre, et Nicholas comprend rapidement qu'il se passe des choses étranges dans la tranquille bourgade. Je ne sais pas si c'est à cause des meurtres, des disparitions, ou de l'attitude suspecte des uns et des autres (Timothy Dalton, alias Skinner, est excellent de machiavélisme!), mais le voilà qu'il remet le pied à l'étrier (littéralement), et hop, en deux temps trois mouvements, le justicier est de retour.



Pour peu que vous ne serait-ce que tolériez l'humour anglais et les policiers, voilà un film qui devrait vous plaire, pour ma part, même si je l'ai trouvé un peu long sur la fin, j'ai également bien ri devant ce mélange des genres qui n'hésite jamais à en faire trop, sans jamais sombrer totalement dans la caricature.

A noter enfin que si vous appréciez la performance des deux acteurs principaux, vous les retrouverez dans un registre légèrement différent aux commandes de Shaun of the Dead.

Réalisé par Edgar Wright. Avec Simon Pegg, Nick Frost, Bill Nighy. Sorti le 18 juillet 2007.


samedi 09 janvier 2010

A l'ouest, rien de nouveau!

Célèbre citation, parfaitement indémodable. Parce que pendant que toute la France se débat à tour de rôle sous des dizaines de centimètres de neige, dans la campagne angevine, on scrute le ciel en espérant qu'il va ENFIN neiger. C'est que nous sommes fin prêts à l'affronter, cette neige qui ne vient pas... depuis le temps qu'on nous la prédit!

arbre sous la neige
(Image d'archive!)

vendredi 08 janvier 2010

Must Love Dogs (La Main au Collier)

Scandalisée par The Wedding Date, j'ai pensé qu'il fallait immédiatement en voir une autre (de comédie romantique), de préférence drôle... et romantique. J'ai jeté un coup d'œil du côté de la filmographie de Delmot Mulroney, histoire de voir si muni d'un bon scénario il pouvait jouer un tantinet mieux. Mais suspense, je vous dirai cela à la fin :)

Must Love Dogs, c'est donc l'histoire de Sarah, la trentaine bien avancée, et que sa famille désespère de voir se morfondre chez elle alors que l'homme qui l'a quittée, franchement, ils ne l'avaient jamais trouvé à la hauteur. Inscrite par ses sœurs sur un site de petites annonces en ligne, Sarah va aller de premier rendez-vous en premier rendez-vous, jusqu'au jour où elle rencontre Jake. C'est un coup de foudre, pas dans le sens romantique du terme, non, plutôt parce que leurs personnalités se heurtent violemment. Il est poète, sensible, fonceur... elle est introvertie et morte de peur à l'idée de s'engager à nouveau.

Must Love Dogs La Main au Collier John Cusack Diane Lane
Tous droits réservés

C'est un film qui n'a rien d'exceptionnel, mais qui a une certaine tendresse dans sa manière de montrer que la vie amoureuse, la vie de couple, se réinvente chaque jour, que chacun a ses propres limites, et qu'il n'y a pas d'âge pour aimer. Évidemment, un film comme celui-là ne tient malheureusement pas la comparaison, sur le même sujet, avec Love Actually. Ceci dit, j'ai beaucoup aimé le jeu de John Cusack (alias Jake), que j'ai trouvé très beau dans ses émotions. Pour le cas de Delmot Mulroney, dont le personnage est tellement prévisible qu'il en est transparent, je crois que les Terre-Neuves qui jouent dans le film sont beaucoup plus convaincants que lui ;)

Réalisé par Gary David Goldberg. Avec Diane Lane, John Cusack, Elizabeth Perkins. Sorti le 5 octobre 2005.


jeudi 07 janvier 2010

The Wedding Date

Si vous aimez la chick lit' et que vous avez envie de gâcher votre soirée, allez-y, louez-le les yeux fermés. Pour ma part, je suis écœurée par ce film... c'est le genre d'adaptation qui me met en boule. Pourquoi acheter les droits d'une pétillante comédie pour ne garder qu'un demi-ressort de l'intrigue normalement à tiroirs, changer les noms/métiers/classes sociales/histoires/caractères de tous les personnages, ajouter beaucoup de vulgarité, condenser sur 4 jours, et secouer le tout pour obtenir un véritable navet. Hein, je vous le demande, pourquoi?

Je vous le dis, si vous aimez les comédies romantiques, évitez comme la peste cette adaptation du délicieux roman de chick lit' Asking for Trouble d'Elizabeth Young... non seulement l'intrigue a été massacrée, mais il ne reste rien de drôle, et fatalement, c'est très mal joué. Les dialogues sont plats, les scènes sont prévisibles, les filles sont hystériques la moitié du temps et les hommes sont invariablement très perspicaces ou complètement aveugles.

the wedding date Debra Messing Dermot Mulroney
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Pour résumer, 90 minutes d'ennui profond qui ne servent au final qu'à apporter de l'eau au moulin de tous les hommes qui prétendent que la chick lit' n'est pas un genre littéraire. (Et le premier qui ose me dire que justement, la chick lit' n'est pas un genre littéraire...)

Réalisé par Clare Kilner. Avec Debra Messing, Dermot Mulroney, Amy Adams. Sorti en DVD en 2005.


mercredi 06 janvier 2010

An Ice Cold Grave, par Charlaine Harris

Comme Harper l'avoue elle-même volontiers, quand on a le pouvoir de trouver des cadavres, on s'habitue à l'idée de la mort. Sauf peut être quand il s'agit de victimes d'un serial killer et que ledit tueur fait partie des personnes que l'on côtoie chaque jour... Heureusement Harper ne va nulle part sans son grand frère, même s'il ne le restera plus longtemps, et elle bénéficie aussi de la présence des deux médiums dont nous avons fait la connaissance dans Grave Surprise, qui sont un délicieux complément aux activités d'Harper, surtout quand il s'agit de mettre de l'huile sur le feu!

Gros bémol sur le côté graphique de certains dialogues, sur lesquels je ne m'étendrai pas ici, mais disons que Charlaine Harris m'avait habituée à plus de délicatesse, à moins que le romantisme ne soit réservé qu'au charme suranné des vampires de la série Sookie Stackhouse.


mardi 05 janvier 2010

Le Livre des Choses Perdues, par John Connolly

Je lis rarement un livre à reculons, mais il faut bien reconnaître qu'avec ce Livre des Choses Perdues, ce fut le cas. Je ne saurais vous dire combien de fois je l'ai reposé après avoir lu seulement quelques pages, mais c'est arrivé souvent, au point que l'Homme m'a plusieurs fois demandé pourquoi je continuais à le lire. La réponse est simple, je ne pouvais pas abandonner le héros dans de telles circonstances, et il fallait que je Sache (avec un S majuscule, oui).

David est un jeune garçon de 12 ans, qui se croit bien malheureux puisque quelques mois après la mort de sa maman, son père lui a imposé une belle-mère... et un demi-frère. Décidé à fuir Londres qui subit des bombardements quotidiens (c'est la seconde guerre mondiale), le père de David emmène sa nouvelle famille dans une grande battisse de laquelle ont disparu quelques dizaines d'années plus tôt un jeune garçon de son âge et sa sœur adoptive. Entrainé dans un monde qui devrait n'être qu'imaginaire mais qui semble bien réel, David va être confronté à toutes sortes de situations plus dangereuses, plus horribles, plus macabres et plus terrifiantes les unes que les autres. Dérivées des contes qu'il aime lire ou basées sur les peurs des adultes qui l'entouraient chez lui, ce n'est qu'en affrontant ces périls qu'il pourra rentrer chez lui... et apprécier ce qu'il a, plutôt que de regretter ce qu'il a perdu ou ce qu'il n'aura jamais.

Premièrement, je dois dire que j'ai trouvé assez horrible de voir les contes de notre enfance être détournés, déformés et dénaturés de la sorte, je n'étais pas une grande fan des contes de manière générale, mais je pense que John Connolly a définitivement réussi à me guérir de Blanche-Neige ou de La Belle au Bois Dormant, que je ne pourrai jamais plus lire sans songer à cette version malsaine et dépravée.

Deuxièmement, tout cela m'a beaucoup fait penser à deux films vus ces derniers mois... Les Frères Grimm pour cette manière de pervertir la littérature enfantine classique, et Le Labyrinthe de Pan, qui entraîne lui aussi un enfant qui subit la guerre et la haine des hommes au quotidien au cœur d'un monde encore plus vicié. Sincèrement, j'ai été dégoûtée par les horreurs auxquelles est confronté David, je ne sais pas si c'est le fait d'être mère qui dérègle mes critères ou si j'aurais pu aimer ce livre à une époque, mais clairement, aujourd'hui, j'ai beau avoir un goût certain pour le fantastique, je ne peux pas adhérer à un livre comme celui-là. Le livre est sorti simultanément en octobre 2009 en édition adulte et jeunesse... l'adolescence est peut être effectivement le meilleur âge pour le lire, celui auquel on peut être confronté aux mêmes problèmes psychologiques que David (la mort d'un parent, l'impression de ne pas être compris ou aimé, la peur de la différence...). C'est aussi un âge auquel on cherche à s'affirmer et à prouver que l'on est sorti de l'enfance, et j'imagine que ces détournements de contes sont un moyen comme un autre d'y arriver!

Et pour terminer, j'ai été déroutée au début par l'écriture de John Connolly... je serais curieuse à ce propos de jeter un coup d'œil à la version originale, histoire de voir si la traduction accentue ou non le fait que John écrit principalement à destination des enfants. Les phrases sont (très) courtes, le vocabulaire est pauvre, les explications sont exhaustives... et au final, j'ai trouvé l'ensemble fatiguant à lire pour un adulte.

Merci à la team Ulike.net pour sa confiance, et n'hésitez pas à aller consulter d'autres critiques sur le site Ulike.net, je dois avouer que la mienne détonne au milieu des éloges, il en faut donc pour tous les goûts, ça se confirme! A noter enfin que ce roman a reçu le Grand prix littéraire du web du roman étranger, décerné par Les Chroniques de la Rentrée Littéraire.

Tout ceci étant dit, si vous êtes intéressé par ce bouquin, laissez-moi un p'tit mot dans les commentaires, je ferai un tirage au sort pour choisir la personne à qui je l'enverrai... je vous laisse jusqu'au 17 janvier!


lundi 04 janvier 2010

Shooter, Tireur d'élite

Impression très positive à l'issue de ce film, malgré quelques couleuvres qui ne sont pas faciles à avaler et une ou deux questions qui restent sans réponse. Mais bon, si on ne faisait que des films vraisemblables, on s'ennuierait vite, et celui-ci, il se regarde sans jamais vous laisser reprendre haleine tant l'ensemble est bien ficelé... et bien documenté sur son sujet.

L'histoire, c'est celle d'un ex-tireur d'élite des Marines, qui a quitté le service actif après avoir été "oublié" en terrain ennemi par ses supérieurs lors d'une mission qui a mal tourné... et qui ne consent à repartir en mission que parce que la sécurité du Président est menacée. Qui mieux que le meilleur tireur d'élite du pays pourrait déjouer les plans d'un sniper capable de tirer pour tuer à un homme situé à 1600 mètres?

Sauf que comme dans tout bon suspense, personne n'est ce qu'il semble être, et les retournements de situation s'enchainent sans temps morts... une belle performance pour ce film de plus de deux heures qui nous emmène dans le sud des États-Unis, dans des contés où personne ne sort sans être armé, et n'hésite pas plus d'une seconde avant de se servir de son arme. La vengeance est définitivement un plat qui se mange froid... et chaud, d'ailleurs, tout dépends des circonstances.

Shooter tireur d'élite Mark Wahlberg alias Bobby Lee Swagger
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Beaucoup de têtes connues au générique, depuis le Colonel Young de Stargate Universe à Tom, l'assistant de Patty Hewes (Glenn Close) dans Damages, sans oublier Danny Glover, brillant comme toujours, et un excellent Mark Wahlberg, à la plastique irréprochable. Et ça tombe particulièrement bien, puisqu'on a tout le temps de la contempler.

Réalisé par Antoine Fuqua. Avec Mark Wahlberg, Michael Peña, Rhona Mitra. Sorti le 18 avril 2007.


samedi 02 janvier 2010

Grave Surprise, par Charlaine Harris

Second tome des aventures d'Harper, la jeune femme qui a le pouvoir de trouver des cadavres... et qui exhume cette fois-ci par un étonnant hasard le cadavre de Tabitha, qu'elle avait cherché en vain quelques temps après sa disparition. L'intrigue est un cran au-dessus du premier, Grave Sight (comprendre par là que je n'ai pas trouvé le coupable avant Harper!), et ça se lit dévore en quelques heures, toujours à la manière d'un Mary Higgins-Clark. Il ne s'agit définitivement pas de grande littérature, mais cela n'en est pas moins un page-turner!

J'aime bien le côté enquêtrice d'Harper, incapable de s'en tenir à son travail et toujours prête à fourrer son nez dans les affaires des autres. J'aime également beaucoup le côté surnaturel de son activité, plus mis en valeur dans ce second tome... Je suis un peu moins fan de son enfance malheureuse et des multiples soucis de santé qu'elle se traine, mais j'ai encore bon espoir qu'elle ouvre les yeux prochainement ;)


Givre matinal

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