Nous y sommes, après une rallonge de neuf jours, à priori, rien ne viendra plus retarder notre retour en France! Sitôt levés, je boucle les dernières bricoles dans les valises, et nous quittons la chambre... Ma mission du jour, c'est de réussir à ne rien perdre parmi les 2 enfants, les 3 valises, et les 5 bagages à main!
Le portier de l'hôtel nous propose un "town car" plutôt qu'un taxi jusqu'à La Guardia. C'est un chouia plus cher, mais nous embarquons dans un immense 4x4 noir, avec un chauffeur qui me fait la conversation au lieu de passer son temps à discuter vivement au téléphone dans une langue étrangère. Cerise sur le gâteau, il conduit de manière raisonnable!
Arrivés à l'aéroport, nous nous dirigeons cahin-caha vers le guichet d'enregistrement, avant d'épauler à nouveau nos sacs et d'emmener les valises à la Sécurité Bagages. Sitôt (enfin!) débarrassés du plus encombrant, nous prenons la direction de la Sécurité Passagers, où, comme d'hab, il faut présenter billets et passeports, enlever chaussures, ceintures, vestes, sortir les PCs (2) des sacs, tout mettre dans des petits bacs, passer le portique (et la fouille bras et jambes écartées pour moi), avant de se rhabiller tant bien que mal.
Nous sommes priés d'attendre sur le côté, dans le sac de Pitchoun #2, les rayons X ont dévoilé un objet suspect, et il est donc vidé avec circonspection avant de repasser aux rayons. Ouf, c'est juste la boite en plastique de son jeu de cartes! (J'avoue quand même avoir paniqué un instant à l'idée de ce qu'il aurait pu y fourrer quand j'avais le dos tourné!)
Nous sommes en train de finir de nous rhabiller quand une annonce micro demande au passager Pitchoun #2 de se rendre à l'enregistrement... Nous voilà donc escortés dans l'autre sens jusqu'au guichet, où l'on nous prend en charge jusqu'à la Sécurité Bagages. Les bagages sont fouillés à l'ancienne, et l'une de nos valises refuse de s'ouvrir! Toutes les 3 sont à code, mais il doit y avoir un truc pour la plus moderne, qui a déjà été inspectée deux fois depuis notre départ de France malgré qu'elle ait à chaque fois été verrouillée. La troisième valise ouverte (bon courage, c'est celle qui contient majoritairement du linge sale...), nous retournons vers la Sécurité Passagers, pour y subir à nouveau le rituel (pfff).
On se pose enfin devant notre porte d'embarquement, non sans s'être arrêtés pour récupérer de quoi faire un bon petit déjeuner, bien mérité!
A la montée dans l'avion, les hôtesses nous affectent tous les trois sur la même rangée, et c'est finalement ce que je trouve le plus agaçant quand on voyage avec des enfants, c'est qu'ils veulent le hublot. Quand il n'y en a qu'un, je peux encore espérer voir un peu dehors, et même prendre quelques photos. Mais avec deux... il faut bien que je confie l'appareil photo à Pitchoun #1, au cas où nous survolerions Manhattan comme à notre arrivée. Je n'en suis pas à espérer un atterrissage de fortune dans l'Hudson, mais en partant de La Guardia, rien d'impossible!

Il ne se fait évidemment pas prier, les petiots rêvent tous les deux d'avoir leur propre appareil photo, et pour le coup, je lui propose même de filmer, et il s'en donne à cœur joie. Pendant d'autant plus longtemps qu'alors que nous roulons en accordéon depuis déjà un moment, le commandant de bord prend la parole pour nous annoncer que nous sommes encore #10 dans la file de départ!
(Si j'arrive à créer un jour le fichier vidéo du décollage, je vous le posterai, hein, mais pour l'instant...)
Bonjour Charlotte! Les applaudissements à l'atterrissage ne sont définitivement plus à la mode. Tant pis, nous, on est bon public!

Nous déjeunons d'une pizza en regardant passer les avions avant de rejoindre notre porte d'embarquement et de nous installer confortablement pour l'attente. Je discute un bon moment avec une famille de français qui était en vacances à NY... et qui est descendue en voiture en Floride pour le rab' de vacances! Contrairement à ce que disent les médias, il en restait donc encore quelques-uns à rapatrier...

Nous embarquons bons derniers, nous sommes tout à l'arrière de l'avion, dans la rangée centrale de 4 places, mais les 2 places à notre droite sont vides, tout comme les quelques rangées derrière nous. Du coup, on s'étale tout de suite. Je vais côté hublot avec Pitchoun #2 tandis que Pitchoun #1 reste au centre. L'avion a à peine décollé qu'il s'allonge sur 3 places, la tête bien calée sur les 4 oreillers, emmitouflé sous la couverture.
Au-revoir Charlotte!

Pitchoun #2 photographiera encore longuement les nuages avant d'accepter de me laisser ranger l'appareil, et de se plonger dans les dessins animés...
Quelques temps plus tard, nous dînons tranquillement tous les deux tandis que l'autre dort toujours, son repas restera au chaud en attendant qu'il se réveille au bout de presque 3 heures! Pitchoun #2 acceptera à contrecoeur de s'allonger 30 minutes sur ses 2 sièges, mais sans réussir à s'endormir... c'est pas très grave, il maîtrise très bien tout seul l'interface de choix des films/dessins animés. Allongée sur 3 sièges, je n'arriverai pas à m'endormir moi non plus, mais je me repose du mieux possible, nous arriverons vers 1h30 du matin heure américaine, et ce sera le début d'une (longue) nouvelle journée.

Atterrissage sans histoire à l'heure où Paris s'éveille, récupération des valises, métro automatique jusqu'au parking, et une première heure de voiture dans les bouchons: traverser Paris à 7 heures 30 du mat'... c'est vraiment pas l'idéal!
Pitchoun #2 s'endort avant même que nous ayons quitté le parking, Pitchoun #1 me fait la conversation jusqu'à l'A11... avant de s'endormir lui-aussi. Tous deux se réveilleront en arrivant au village, encore distant de 300 kilomètres... une paille vu ce que nous venons de parcourir!