Tequila's Secrets

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mardi 30 octobre 2012

Londres, J4: de Big Ben à la Tour de Londres

Copieux petit-déjeuner (on ne s'en lasse pas) avant d'aller en métro jusqu'à la station Westminster...

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Nous commençons notre journée en marchant autour du parlement, jusqu'à Lambeth Bridge...

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... sur lequel nous traversons la Tamise avant de retourner vers le Westminster Bridge. Quel belle perspective sur le parlement, Big Ben et la Tour Victoria!

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Nous marchons jusqu'au London Eye, où la file de touristes qui attendent d'embarquer est impressionnante, le prix est pourtant dissuasif! Nous attendons une première fois pour acheter des tickets, avant d'aller voir un film en 4D sur la grande roue... et de faire la queue une seconde fois pour monter à bord.

Le ticket ne donne droit qu'à un tour de grande roue, mais qui dure environ une demi-heure... Le soleil est toujours présent, et la vue est magnifique!

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Mine de rien, 135m, c'est quand même super haut!

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Nous déjeunons au McDo tout proche au milieu des pigeons et des mouettes, qui s'inviteraient bien dans l'assiette!

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Retour ensuite sur la rive nord de la Tamise pour une rapide visite de l'Abbaye de Westminster... où nous reconnaissons le décor du mariage de William et Kate, suivi à la télévision... Nous y retrouvons également les tombes de Darwin et de Newton!

J'explique à Pitchoun #2 que les personnes qui le souhaitent peuvent allumer un cierge et laisser sur une petite carte une intention de prière... qui sera dite pour eux. Réponse du tac au tac de l'intéressé:

- Si je leur demande de prier pour que les dinosaures existent à nouveau, ça va marcher?
- Tu sais, souvent les gens prient pour que, par exemple, quelqu'un de malade qu'ils aiment bien aille mieux... tu comprends?
- Oui... mais est-ce que ça marche?


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Direction les Quais et embarquement dans un bateau mouche à destination du Tower Bridge...

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De là, nous allons visiter la Tour de Londres... Les joyaux de la couronne seront notre première étape, et même si nous avons vu quelques énormes pierres sur les couronnes et les sceptres présentés, nous sommes un peu déçus. L'attente est longue, et les objets exposés sont surtout ceux utilisés lors des couronnements/cérémonies religieuses... Je m'attendais à voir également des parures moins formelles!

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Seconde étape, les instruments de torture, mais là encore, nous ressortons plutôt déçus - il n'y en a que trois de présentés. Pfff. Il semblerait que le royaume britannique n'ait jamais aimé torturer ses sujets...

Il est 17h30, temps de reprendre le métro vers l'hôtel après une autre bonne journée de marche! Dernier détour par le Marks & Spencer situé entre la station de métro et l'hôtel pour acheter le pique nique du soir et jeter un oeil sur les décorations d'Halloween...

Statistiques de la journée: 9,84 kilomètres parcourus, 15 étages gravis.

lundi 29 octobre 2012

Londres, J3: de St Paul au Tower Bridge

Après un autre copieux petit-déjeuner, nous prenons le métro direction Temple. Nous avons l’intention de jeter un coup d’œil à l’intérieur d’Australia House qui a servi de décor pour Gringott’s, la banque de Harry Potter, mais visiblement le Consulat Australien n’accueille pas favorablement les visiteurs.

Tant pis, direction Temple Church!

En chemin, l’architecture de la cour royale de justice attire nos regards…

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Sans même visiter l’intérieur de l’église, l’idée d’un trésor des templiers soulève soudain un vif intérêt des petiots!

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Nous descendons vers la Tamise pour une promenade sur les quais…

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Avant de remonter vers la Cathédrale St Paul, évidemment impressionnante.

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Mais nous sommes surtout venus pour la vue ! Première étape à la Galerie des Murmures, à 30 mètres de hauteur dans le dôme de la cathédrale.

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Seconde étape à 53 mètres, à la Galerie de Pierre, dont nous faisons lentement le tour. La lumière est magnifique, le soleil de la matinée est en train de faire place à un front nuageux que je trouve très beau, même s’il va sûrement nous arroser à un moment ou à un autre!

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Troisième étape à 85 mètres, la Galerie Doré, où deux personnes ont à peine la place de se croiser!

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Une fois redescendus, un dernier regard sur St Paul...

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Et direction le Millenium Bridge, la passerelle piétonne qui enjambe la Tamise…

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Avant de continuer notre promenade sur les quais, cette fois-ci côté sud de la Tamise.

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Nous déjeunons dans un Pizza Express… nos pizzas sont délicieuses, mention spéciale au menu enfant qui comprend entrée, plat, dessert et chocolat chaud ! Direction le London Bridge, avec en chemin quantité de lieux qui attire nos regards !

Sous le pont, le London Bridge Experience, une attraction qui retrace l’historique du pont via des saynètes de plus ou moins bon goût (la maquette de départ est super intéressante, ceci dit !)… et qui vous emmène ensuite explorer vos peurs dans un parcours à base d’araignées, de clowns, d’hôpital psychiatrique, de cimetières, de salles d’opérations, de produits toxiques et de démembrement (entre autres). Le tout n’étant conseillé qu’à partir de 11 ans, nous prenons l’option family-friendly, les acteurs nous fichent la paix, et un ange gardien nous ouvre la voie muni d’une lumière. Je dois avouer que j’étais quand même bien contente d’en arriver au bout ;)

Nous continuons notre promenade, il s’est malheureusement mis à pleuvoir, donc pas de photos. Nous passons devant le HMS Belfast, le Shard –qui sera semble t-il le plus haut bâtiment d’Europe- et le City Hall –surnommé Armadillo par les londoniens- à l’architecture… étonnante.

Nous finirons par courir sur le Tower Bridge pour arriver préciser 4 minutes avant la fermeture de la billetterie!

Du haut de la galerie entre les deux tours, la vue est imprenable, mais malheureusement orientée côté est…

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Nous visiterons également la salle des machines, la mécanique est impressionnante!

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18 heures, nous traversons le pont direction la Tour de Londres…

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Avant de reprendre le métro direction le Hard Rock Café où j’ai bien envie de fêter mon anniversaire, il y a une trotte à faire puisqu’il est situé près de Hyde Park Corner. On nous annonce 1 heure d’attente en arrivant (pas moyen de réserver) et nous descendons passer le temps au bar, débordé. Malheureusement, lorsque l’on nous appelle, c’est pour dire qu’ils ont un problème de gaz… et ne peuvent plus cuisiner. Raté.

Re-métro direction Piccadilly Circus, nous dînerons au McDonalds. Les petiots sont ravis, et finalement c’est bien ça qui compte!

Statistiques de la journée: 13,84 kilomètres parcourus, 61 étages gravis.

dimanche 28 octobre 2012

Londres, J2: Camdem Market, London Zoo & Baker Street

Décalage horaire oblige (!), je me réveille à 5h45. Pfff. A 7h30 heure locale tout le monde est debout, douché, habillé. Direction le petit déjeuner, ultra copieux. Bacon, pommes de terre, œufs, charcuterie, fromage, fruits frais, viennoiseries… tout fait envie et comme toujours, le premier jour on a envie de tout tenter!

Il est dimanche, le temps est couvert mais pas à la pluie, direction Camden et ses célèbres marchés. Nous prenons un premier bus jusque Marble Arch, cherchons un moment un arrêt pour la ligne 274, et quand finalement nous en trouvons un, nous montons dans le bus sans nous poser plus de questions… pour en descendre une station plus tard, au terminus, ce n’était pas le bon sens. Mmmm.

Nous longions Hyde Park, nous en profitons donc pour faire un tour à l’intérieur où nous verrons quelques chevaux, mais une grande majorité de joggers. Pour moi qui ait lu pas mal de classiques anglais, les allées –notamment cavalières- de Hyde Park sont légendaires!

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Embarquement dans un autre bus 274, dans le bon sens cette fois ! Camden Market est un assemblage hétéroclite de boutiques vintage, de magasins pour touristes et d’échoppes en tous genres… tatoueur, costumes, breloques, chaussures affriolantes, boucles de ceinture à faire se pâmer Howard (comprenne qui pourra)…

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Plus loin, Camdem Locks nous transporte en Asie par ses odeurs et ses perspectives!

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Nous cherchons un moment le restaurant repéré dans le Lonely Planet, mais en vain. Tant pis, nous mangerons plus tard… Retour au bus 274 et direction le Zoo de Londres!

Nous venons là surtout pour admirer la Reptile House puisqu’une scène du premier film Harry Potter y a été tournée ! Les deux portes extérieures sont bien reconnaissables…

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… mais l’intérieur a du être bien modifié en post-production. Ceci dit, la barrière devant les habitats est caractéristique, et nous trouvons 3 pythons de belle taille qui sont de bons candidats à la libération!

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Ah, et ils ont un basilic, aussi…

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Puisque nous sommes au Zoo, direction les dragons de Komodo – ce sera la première fois que nous en voyons.

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C’est largement l’heure de déjeuner, et ça fait du bien de se poser en dehors du froid relativement mordant aujourd’hui!

Ailleurs dans le Zoo, les insectes, et surtout les araignées plaisent beaucoup aux petiots…

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(Non, pas de photo des araignées, d'ailleurs, je n'en ai même pas vu...)

Nous passons également un bon moment devant les loutres. Nous tombons tout juste à l’heure du repas et c’est heureux, parce que sitôt viande et carottes terminées, toute la petite troupe file se recoucher ;)

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Re-bus 274 direction Baker Street pour un passage obligé au 221B et au « Musée de Sherlock Holmes », qui est plutôt une bonne surprise.

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Certes Sherlock n’a jamais existé et certes le 221B est en fait le 239 de la rue… mais c’est plutôt bien fait. L’intérieur colle avec mes souvenirs des bouquins, la chambre de Holmes, celle de Watson, celle de Mme Hudson, le salon et ses deux fauteuils, les artefacts en tout genre, le feu dans les cheminées, les chandelles qui brûlent sur les meubles… l’ambiance est très réussie.

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Au dernier étage, des mannequins de cire qui figurent les protagonistes des affaires les plus célèbres de Sherlock Holmes… c’est glaçant à souhait. Il y a même la tête empaillée du chien des Baskerville!

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La boutique attenante est charmante également…

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Juste à côté, une autre boutique, entièrement consacrée aux Beatles…

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Alors que nous nous dirigeons vers la station de métro Baker Street, un fiacre passe… La voiture est superbe, les chevaux aussi. Ils connaissent visiblement le code de la route, arrêtés à un feu rouge, ils redémarrent lorsque le feu passe vert avant même que leur cocher ne leur en donne l’ordre!

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Retour à l’hôtel et direction la piscine… qui sans être immense permet quand même d’aligner quelques longueurs!

Nous ne sortons finalement dîner que passé 20 heures, et le petit restau repéré la veille est déjà fermé! Zut, nous mangerons donc au Sports Bar de l'hôtel, où après une attente interminable -certes, au rythme des touchdowns du match de NFL et des buts du match de foot- nous mangerons finalement très bien!

Statistiques de la journée fournies par mon podomètre : 11,19 kilomètres, 17 étages.

Londres, J1: St Pancras & King's Cross

Départ de la maison à 7h15 du matin pour attraper, sans soucis, notre train de 8h05… Le TGV est direct jusqu’à Montparnasse, et nous verrons le soleil se lever en arrière plan des éoliennes. Métro jusqu’à la Gare de ch’Nord où nous passons la sécurité, la douane française et la douane anglaise avant d’aller patienter en salle d’embarquement.

Notre Eurostar est à 11h43… Je comprends pourquoi le déjeuner est distribué en première classe quand je vois la file d’attente au wagon bar où se trouve une seule employée. Tant pis, on le saura pour le retour, mieux vaut acheter son déjeuner AVANT de monter dans le train.

Arrivés à Londres, nous sommes surpris par la beauté et la propreté de la gare St Pancras. Quel contraste avec les gares parisiennes ! Parquet en bois, lumière douce, personnel souriant…

Notre premier arrêt sera pour acheter une Travel Card qui nous permettra de prendre les bus et le métro sans compter. Pour les enfants, c’est gratuit jusqu’à 11 ans ! Là encore le gars au guichet est fort aimable et ne me laisse pas repartir sans s’être assuré que je sais quelle ligne prendre pour aller à l’hôtel.

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Notre hôtel est situé dans le quartier libanais, juste sur la station de métro Edgware Road. Je dois avouer que je suis impatiente de voir la chambre, les recommandations en ligne étaient positives, mais notaient une grande différence entre les différentes ailes de l’hôtel… et la Tour. Coup de chance, nous sommes au 12ème étage, avec une vue dégagée et une fenêtre qui occupe tout le mur extérieur. Quelle vue !

Nous ressortons pour aller récupérer à Charring Cross road nos pass pour les attractions londoniennes. Manque de chance, la ligne directe qui part de l’hôtel jusqu’à la station Charring Cross est fermée pour la journée. Du coup, nous avons deux changements et un peu de marche en perspective !

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Il tombe quelques gouttes, le plan de la ville reste au fond de la poche et nous faisons un détour impromptu par Trafalgar Square en allant de Charring Cross Station à Charring Cross Road (!) Pass récupérés, nous marchons un moment dans les environs, sans trouver néanmoins la boutique utilisée pour l’entrée de Diagon Alley dans le premier film Harry Potter.

Difficile de s’habituer au fait que les voitures roulent à gauche… heureusement, sans doute lassés de ramasser les touristes sous les roues des voitures, les londoniens ont opté pour une signalisation au sol qui indique « look left » ou « look right » sur le trottoir devant chaque passage piéton !

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Directions King’s Cross Station, où nous trouvons sans peine la voie 9 ¾…

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Et prenons le temps de chercher l’endroit où ont été tournées les séquences avec le Hogwarts Express, et notamment le mur à travers duquel il faut passer pour aller sur la voie 9 ¾.

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Comme St Pancras, la gare de King’s Cross est claire, propre et spacieuse!

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Direction l’extérieur pour admirer St Pancras, d’où décolle une certaine Ford Anglia dans le second tome des aventures de Harry Potter.

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Nous sautons dans un double-decker qui va vaguement dans la direction de l’hôtel, coup de chance, les places de l’étage, tout devant, sont disponibles. Du coup, vue imprenable sur Oxford Street et Regent Street, absolument noires de monde !

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Nous sommes impressionnés par la quantité de bus qui croisent dans les rues… Il n’est pas rare que nous en ayons 5 ou 6 dans notre champ de vision au même moment, je crois qu’il y a encore un sacré boulot à faire en France avant que les transports en commun deviennent le mode de transport #1 !

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Un peu de marche jusqu’à l’hôtel, nous en profitons pour repérer les restaurants du quartier… L’air est parfumé par les narguilés qui fument abondamment sur les terrasses !

Retour à la chambre avant de sortir dîner… au McDonalds, qui a le mérite d’offrir le WiFi gratuit !

Détour par le supermarché voisin pour acheter quelques produits locaux avant de rentrer …

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Et au lit ! Nous avons pris une heure de décalage horaire en venant, nous en pendrons une seconde cette nuit, demain à 8 heures il sera en fait 6 heures à Paris. Enfin, non, puisque la France se décale aussi d’une heure cette nuit. 7 heures, donc !

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Statistiques de la journée fournies par mon podomètre électronique… 10,45 kilomètres, 26 étages.

mercredi 24 octobre 2012

Chili, J6

Je me rends compte que j'ai oublié de vous parler de la dernière matinée à Santiago et du voyage retour dans un avion quasi plein, mais dont mystérieusement ma rangée de trois sièges était vide. Étalée de tout mon long, ou presque, j'ai dormi comme un loir ;)

La première heure de vol, au-dessus des Andes, donne un peu l'impression d'être assis dans un shaker, mais quelle vue...



Mine de rien, entre les Andes, la forêt amazonienne et l'océan Atlantique, les possibilités de faire un atterrissage d'urgence ne sont pas légion sur ce trajet!

lundi 15 octobre 2012

L'homme supersonique

Comme un paquet de millions de personnes, nous avons suivi hier en direct l'ascension puis le saut de Felix Baumgartner... Les petiots étaient spontanément relativement pessimistes quant à sa bonne santé mentale (avant qu'il ne saute) et ses chances de survie (après qu'il ait sauté).

Ceci dit, ils n'ont pas, comme moi, retenu leur souffle lorsque Felix s'est mis à tournoyer sur lui-même - s'il n'avait pas repris le contrôle, il n'aurait pas fallut longtemps avant que cela ne lui soit fatal.

Nous en avons rediscuté aujourd'hui, et même s'ils pensent qu'il a fait ça surtout pour devenir célèbre, ils ont tout de même admis qu'il est courageux :)


mardi 09 octobre 2012

Chili, J5: De retour à Santiago

Malgré la fatigue accumulée depuis les derniers jours, je me réveille vers 7 heures du matin et prend le temps de travailler un peu sur le compte-rendu de la veille avant de me doucher et de m’habiller… La chambre qui m’a été attribuée est à la fois plus grande et plus agréable avec ses deux fenêtres et un grand bureau que celle dans laquelle j’avais passé ma première nuit au Chili…

J’apprendrai au petit déjeuner que toutes les chambres sont évidemment différentes puisque nous sommes dans une ancienne maison individuelle – je suppose que ma première chambre faisait partie des quartiers réservés à une époque aux domestiques, mais celle que j’ai aujourd’hui est semble t-il réservée aux hôtes de marque! Mon interlocuteur m’avoue qu’il demande toujours la même, l’ancienne bibliothèque du propriétaire précédent… Je n’avais pas réalisé qu’au-delà du patio il y a également un jardin avec une piscine. J’entendrai plusieurs fois la plaisanterie que l’ESO n’aurait qu’à revendre cette maison pour se payer son prochain télescope!

En tous les cas, tous les visiteurs sont appréciatifs de l’accueil qui leur y est réservé, et j’avoue que l’ambiance est bien sympathique. Je prendrai mon petit déjeuner en compagnie d’un belge qui est à l’origine des tunnels d’interférométrie à Paranal, et le déjeuner en compagnie de 3 astronomes, deux français et un allemand… L’un d’eux n’est là que pour quelques heures, entre deux avions, juste le temps de prendre une douche et d’avaler un repas en bonne compagnie. Tout le monde se présente et la discussion roule pendant tout le repas et même jusqu’au café. Tant et si bien que je ne regagne ma chambre qu’à 15 heures, juste le temps de travailler encore un peu avant d’aller promener au marché artisanal Santa Lucia.

En effet, il drache sur Santiago depuis le début de matinée et l'évènement auquel je devais assister au planétarium a été repoussé. Tant pis ! J’emprunte un parapluie et me voilà dehors. En théorie, je dois juste tourner à droite et marcher 800 mètres jusqu’au métro, mais au bout d’une heure de marche (et toujours pas la moindre station de métro), je hèle un taxi… qui évidemment ne parle pas un mot d’anglais. Il comprend Santa Lucia, pas le mot « market », mais me propose « feria artisanal », ce qui me semble tout bon ;)

L’artisanat est très varié : ambre, lapis-lazuli, cuirs, vêtements en coton, laine d’alpaca, cuivre… Je fais une première fois le tour de toutes les échoppes, plus ou moins inondées par la pluie, avant de me décider. Heureusement, les prix sont affichés et les commerçants baragouinent un peu l’anglais!



Taxi pour le retour également, j’ai rendez-vous avec Mathieu, mon guide de l’ESO, pour un dîner typiquement chilien dans un restaurant du coin. Troisième taxi de la journée… commandé pour 19h50, il arrive finalement à 19h20… Tout cela me laisse donc le temps de lire au bar en sirotant un pisco sour, l’apéritif du coin à base de pisco et de… citron. Traître, mais délicieux.

Retour à la guest-house vers 23 heures, je suis partie tellement précipitamment que je n’ai emporté aucune clef :)

dimanche 07 octobre 2012

Chili, J4: Le Casque de Thor (NGC 2359)

Je ne sais pas si l’effet s’estompe au bout d’un certain temps passé sur place, mais pour ma part, dormir me semble une terrible perte de temps à Paranal! Je retrouve donc Mathieu à 4h45 dans le hall de la résidence après une nuit de sommeil dont les heures se comptent sur la moitié des doigts d’une main…

Il nous reste encore à réaliser l’observation qui est l’objet – le clou – de mon voyage… celle de la nébuleuse NGC 2359, nommée fort à propos le casque de Thor.

Tenez, la voilà telle que vous l'aviez vue jusqu'à maintenant...


Crédit image: ESO/Digitized Sky Survey 2. Acknowledgement: Davide De Martin

Nous retrouvons Henri Boffin dans la salle de contrôle de UT1 et commençons immédiatement les observations préliminaires. La première chose à faire, c'est évidemment de pointer le télescope vers la nébuleuse via une étoile guide. A chaque fois que le télescope bouge, un haut-parleur diffuse "there is no cause for alarm", suivi de "but there probably will be" quand il est en position. En fait, tous les sons émis par les logiciels sont issus de films ou de dessins animés... et même si la fantaisie surprend au début dans cet univers qui semble si sérieux, finalement, on s'y habitue très bien!

Nous allons prendre plusieurs photos monochromes de la nébuleuse, en utilisant des filtres différents qui permettent de mettre en évidence ses composants: j'ai retenu les termes d'hydrogène et d'oxygène ionisé, par exemple. Henri tente également des temps de pose plus ou moins longs, mais les résultats obtenus avec des poses de 30 secondes sont étonnants... ces télescopes sont vraiment impressionnants! Aucun temps de pose au-delà de 3 minutes sous peine de terriblement surexposer les étoiles les plus brillantes de la nébuleuse.

Plusieurs photos sont effectuées en gardant les mêmes paramètres mais en déplaçant légèrement le télescope, cela permettra de faire disparaître la ligne noire qui témoigne du fait que les photos sont prises via deux capteurs CCD qui ne se touchent pas.

Si les images monochromes prises par le télescope sont parfaites pour la science, celles destinées au grand public, en couleur "réelles", nécessitent de la post-production. Outre le fait de gommer la ligne noire, il faut en effet assigner une couleur à chaque photo monochrome avant de les combiner les unes aux autres. La couleur attribuée correspond évidemment à la couleur que le composant émet, par exemple le vert pour l'oxygène ionisé. Le temps de pose cumulé de toutes les photos assemblées pour l'image finale sera d'environ 3 heures.

Henri prend le temps de me montrer dans le logiciel les principales commandes qui permettent de déclencher/arrêter les observations, changer les filtres, les temps de pose... et regarder l'image qui vient d'être prise. Nous discutons également du vent, qui est presque préoccupant, avec des rafales autour de 10m/s. Au-delà de 12m/s, il faut orienter le télescope à 90° par rapport au sens du vent... Si cela arrivait, nous devrions cesser l'observation puisque nous ne pourrions pas pointer le télescope en direction de "notre" nébuleuse. Au-delà de 18m/s, il faut refermer le télescope...

Nous sommes en direct à partir de six heures du matin pour l'émission "Une journée dans la vie de l'ESO", présentée par un astronome de l'ESO, le Dr Joe Liske... Organisée à l'occasion des 50 ans de l'ESO, cette émission durera six heures, et les directs depuis le Paranal en feront l'ouverture et la fermeture. Je vous conseille évidemment de prendre le temps de la regarder en entier, toutes les séquences sont disponibles sur le site de l'ESO!



Les images que nous voyons s'afficher sur l'écran sont monochromes, certes, mais superbes à mes yeux. Henri Boffin est ravi du résultat, et vu que contrairement à moi ce n'est pas sa première observation... l'image finale promet d'être une belle réussite!

Le direct s'est bien passé, et sitôt qu'il est terminé, je monte sur la plate forme assister à la fermeture des télescopes. La séquence de fermeture du télescope prend 25 minutes et doit être terminée avant le lever du soleil, vers 7h10!

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Le lever du soleil est magnifique, la lumière est tout simplement extraordinaire! Je me rends compte que je n'ai encore qu'à peine mentionné les 4 télescopes auxiliaires, qui ont la particularité de pouvoir être déplacés sur la plate forme grâce au réseau de rails bien visible sur certaines de ces photos. 30 positions différentes sont disponibles afin de maximiser les possibilités d'observation!

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Il est temps de redescendre prendre un petit déjeuner... avant de remonter sur la plate forme du VLT pour notre second direct, qui sera une séance de questions/réponses en compagnie de Gabriel, qui est cette semaine un "astronome de jour", de ceux qui font les calibrations pendant la journée pour que les observations de la nuit se passent bien. Claudio est le coordinateur d'équipe cette semaine, et son travail est de veiller au bon déroulement de la journée tant côté science que côté logistique.

Le vent est impressionnant là-haut, 18m/s soit près de 65km/h... le soleil est intense, la peau se dessèche en quelques minutes... Les conditions sont extrêmes, mais c'est pour moi un plaisir immense que de me retrouver là, avec eux, à échanger avec Joe et à répondre aux questions du public. Je crois que c'est apparent sur la vidéo, mais la magie de Paranal, c'est aussi la complicité et le respect mutuel entre les personnes qui y travaillent. J'en profite pour remercier tous ceux qui m'ont accueillie dans leur bureau, leur atelier ou leur télescope et qui m'ont fait me sentir à la maison en haut de cette montagne au milieu du désert.



L'image résultant des observations du matin est mise en ligne par l'ESO vers 11 heures... Tout simplement superbe.


Crédit: ESO/B. Bailleul

Une fois le direct terminé, je quitte la plateforme du VLT à regret, pour la dernière fois de ce séjour.

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Retour à la résidence pour déjeuner et prendre une dernière glace sur la terrasse, au soleil, le regard tourné vers les montagnes environnantes...

Il nous reste le temps de prendre quelques photos souvenir et pour ma part... de retourner à la piscine!

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Valise bouclée, il est déjà 16h, l'heure de partir, non sans regrets. Reprendre la voiture de location, rendre mon badge à l'entrée, jeter un dernier regard vers la plate forme du VLT, s'arrêter pour prendre une photo d'Armazones (le futur site de l'E-ELT) et ramasser quelques pierres.

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Quitter le désert, rejoindre la civilisation, traverser Antofagasta par la route côtière, reprendre l'avion et finalement un taxi jusqu'à la guest-house de l'ESO, à Santiago. Il est 23 heures.

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Quelle incroyable expérience!

- Mes tweets préférés de la journée sont là... mais c'est loin d'être exhaustif!



- Retrouvez plus de photos sur mon compte Flickr...

samedi 06 octobre 2012

Chili, J3: Les coulisses de Paranal

Je retrouve Mathieu à 10 heures pour un petit déjeuner tardif, cela fait déjà 2h30 que je suis levée… tant de choses et de photos à partager!

C’est Guillaume Blanchard qui sera notre premier guide de la journée, il nous emmène visiter son domaine, le MMB… Mirror Maintenance Building. Comme tous les miroirs, ceux des télescopes sont recouverts d’une fine couche de métal, qui s’oxyde et prend la poussière. Il faut donc remplacer régulièrement, tous les 18 à 24 mois cette couche métallique (coating). Guillaume nous présente ses machines les plus impressionnantes, celles destinées à traiter les miroirs de VLT, d’un diamètre de 8,2 mètres.

Il y a d’abord celle-ci, qui permet de retirer le miroir de sa cellule.

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Et puis il y a celle-là, qui me rappelle une centrifugeuse mais qui n’est rien d‘autre qu’un lave-vaisselle géant, qui lave à l’acide et à la soude caustique et permet de retirer les résidus du coating précédent!

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Et la dernière, une chambre à vide sur le toit de laquelle Guillaume nous emmène admirer les pompes cryogéniques permettant justement de créer le vide…

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C’est dans cette chambre qu’est appliqué sur le miroir un nouveau coating, d’une épaisseur de 0,1 micron! Sachant que chacun des miroirs des télescopes formant le VLT pèse 23 tonnes pour seulement 17cm d’épaisseur et une valeur estimée à environ 50 millions, je vous laisse imaginer le poids des responsabilités de Guillaume, qui est en permanence en train de tester de nouvelles méthodes. Je crois même qu’il a employé le terme de cuisine – expérimentale, sans aucun doute!

Je vous parlais précédemment du futur télescope ELT et de ses 800 segments qui composeront le miroir de presque 40 mètres de diamètre. Sachant qu’il faudra traiter chacun de ces 800 miroirs tous les dix-huit mois, il lui faudra sans doute superviser et gérer le retrait, le nettoyage, la rénovation et la remise en place de deux miroirs par jour. Tout cela me rappelle les supplices concoctés au temps de la Grèce Antique!

Après le déjeuner, nous partons visiter un autre atelier, mécanique cette fois. Mécanique, menuiserie, peinture, soudure… en fait, tous les métiers sont présents à Paranal.

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Du design à la réalisation, tout se fait en interne – quelle que soit finalement la destination finale de la pièce: entretien de la résidence ou besoin précis pour un télescope. Comme souvent, pour que les astronomes puissent exercer leur métier dans de bonnes conditions, de nombreuses petites mains s’affairent dans les coulisses! Paranal est tellement isolé que tout cela relève évidemment du bon sens. Finalement, le seul fil à la patte de l’observatoire, c’est la fibre optique.

Puisque Mathieu doit s’assurer que tout est prêt en termes de logistique pour le direct du lendemain avec le siège de l’ESO, retransmis sur internet, nous montons jusqu'à la plateforme du VLT, toujours aussi impressionnante, je ne m'en lasse pas.

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Quant à la vue...

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Nous redescendons ensuite jusqu’au Télescope VISTA (Visible and Infrared Survey Telescope), doté d’un miroir de 4 mètres et d’un grand champ de vision.

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VISTA est situé sur une plate-forme séparée, légèrement en contrebas de celle du VLT et qui offre de nouvelles vues sur le désert environnant.

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Sur la photo ci-dessus, Armazones, où sera installé l'European - Extremely Large Telescope (E-ETL) doté d'un miroir de près de 40 mètres de diamètre.

Temps libre ensuite, j’en profite pour aller nager sous la coupole de la résidence, dont certains vantaux sont entrouverts et laissent apercevoir le ciel bleu. J’enchaine des longueurs de dos crawlé pendant une demi-heure… et la sensation est divine! Par certains côtés, la résidence n’est pas sans rappeler un centre de vacances, même si les nuits des astronomes sont longues, très longues… pas loin de 12 heures.

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Je retrouve Mathieu peu après 19 heures pour un nouveau coucher de soleil depuis la plate forme du VLT…

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Comme hier, nous voyons -sans entendre- s’ouvrir les télescopes du VLT, mais nous guetterons longtemps et en vain l’ouverture des télescopes auxiliaires qui faisaient l’objet d’essais techniques cette nuit là.

Tant pis, il est temps d’aller discuter avec Henri Boffin des détails de l’observation en direct prévue le lendemain matin ! Tout le monde semble prêt et impatient de participer à l’évènement…

Pour terminer cette journée, je profite que la Lune ne soit pas encore levée pour prendre des photos de la voie lactée et des nuages de Magellan… Je verrai également 4 météores, mais je n’en photographierai évidemment aucun!

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Nous redescendons à la Résidence tout juste à temps pour attraper un repas, il est déjà passé 22h30, je ne m'endormirai que plusieurs heures, finalement pas si longtemps avant que le réveil ne sonne à 4 heures du matin…

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- Retrouvez plus de photos sur mon compte Flickr, et tous les tweets de cette journée dans ce storify!

vendredi 05 octobre 2012

Chili, J2: Découverte de Cerro Paranal

Je verrai le lever de soleil sur Santiago depuis le taxi qui m’emmène à l’aéroport… la ville est blottie contre des montagnes, qui disparaissaient la veille dans une sorte de brume – au petit matin, elles se détachent sur le ciel qui s’éclaircit, et le paysage est superbe.

Je retrouve Mathieu, qui sera également mon guide à Cerro Paranal, et nous embarquons dans un vol à destination d’Antofagasta, à environ 1200 kilomètres au nord de Santiago. L’avion longe la Cordillère des Andes, et au-dessous de nous, l’agriculture cède bientôt la place à un paysage montagneux, le désert d’Atacama, connu pour être le lieu le plus sec de notre planète. Coup de chance, nous apercevons même notre destination finale, le Very Large Telescope de l’ESO, posé en haut de Cerro Paranal.

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Nous récupérons une voiture à l’aéroport, et c’est parti pour un road trip qui va nous faire traverser la ville côtière d’Antofagasta avant de bifurquer vers l’intérieur des terres, via la panaméricaine. A mes yeux, Antofagasta a un certain charme désuet, même si la pauvreté semble tristement omniprésente.

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Sur notre droite, la côte est parfois très déchiquetée, et les vagues sont impressionnantes…

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Dernier bastion de la civilisation, comme le dira Mathieu, une immense cimenterie qui semble couvrir de poussière bâtiments et véhicules à des kilomètres à la ronde!

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Plus nous pénétrons dans le désert et moins nous croisons de véhicules!

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Peu à peu disparaissent toutes traces de civilisation, depuis les chapelles dressées au bord de la route aux traces des voitures sur les bas côtés… Nous nous arrêtons le temps de faire quelques photos, le paysage semble tout droit sorti d’une photo prise par un rover martien. Ces rochers, posés là, ont littéralement l’air d’être tombés du ciel!

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Bientôt, un panneau annonce la route qui monte à Cerro Paranal…

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Les choses sérieuses commencent, la Residencia de l’ESO est située à 2400 mètres d’altitude environ… Notre arrivée est filmée (et non, je ne vous dirai pas combien de prises nous avons effectué!), notre entrée dans la résidence aussi (pareil!).

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Difficile de ne pas arborer un sourire jusqu’aux oreilles. J’ai beau l’avoir longuement vue dans un documentaire (et regardé avec attention Quantum of Solace, le James Bond filmé sur place)… la résidence étonne.

L’architecture intérieure est aérienne, le silence règne, et les tons vert et ocre sont particulièrement agréables à l’œil dans un environnement qui ne manque certes pas d’ocre, mais cruellement de vert!

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Je découvre ma chambre, fonctionnelle, avec un grand bureau devant lequel on s’imagine bien travailler des heures, en regardant du coin de l’œil le soleil décliner sur le paysage environnant… A la tombée de la nuit, la fermeture des volets est obligatoire, pas question de laisser les lumières de la résidence troubler les observations qui sont effectuées quelques centaines de mètres plus haut !

Nous déjeunons à la cantine… Depuis deux jours je n’entends que des compliments sur la cuisine de Paranal, je comprends maintenant pourquoi ! La notion d’hospitalité ne s’est définitivement pas arrêtée pour l’ESO à l’architecture… les repas sont délicieux, et je n’ai aucun doute sur le fait que les glaces à l’italienne à volonté jour et nuit ont beaucoup de succès. L’atmosphère est familiale, détendue, les gens sont souriants, et dehors, vue imprenable sur les pentes rocailleuses.

Nous faisons le tour des extérieurs de la résidence après déjeuner, et c’est encore l’occasion de poser pour quelques photos…

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L’intégration de la résidence à l’environnement naturel est parfaite, et je reste véritablement admirative. Dehors, le silence ambiant est également impressionnant – pas de bruits de circulation, pas de musique, pas de cris, aucun bruit de machinerie quelconque.

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Assis dans les fauteuils du grand hall, Mathieu m’explique dans les grandes lignes la mission de l’ESO et me décrit ses équipements de La Silla, du VLT, ALMA… et le projet en cours d’élaboration, l’E-ELT (European Extremely Large Telescope) prévu à Armazones, à environ 20 kilomètres de Cerro Paranal, où se trouvera d’ailleurs sa salle de contrôle. Pour plus d’informations, je vous invite à aller consulter mes notes, .

En fin d’après–midi, direction la plate forme du VLT, située environ 250 mètres plus haut. Nous prenons la voiture et Mathieu m’explique que de nuit, tous les véhicules sont tenus de circuler avec uniquement les feux de position… les bords de la route sont balisés à cet effet, mais la descente une fois la nuit tombée ressemblera quand même fort à une aventure!

Mathieu m’emmène visiter l’UT2, alias Kueyen, la Lune en langue Mapuche. C’est l’heure à laquelle les bâtiments qui abritent les télescopes sont ouverts pour permettre les observations de nuit.

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L’on commence par basculer le miroir pour éviter qu’un éventuel débris posé sur la coupole ne tombe dessus à l’ouverture de la coupole. Vue imprenable donc sur le miroir principal, d’un diamètre de 8,2 mètres… impressionnant !

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Plus impressionnant encore, tout se fait dans un silence presque complet… la mécanique qui permet au télescope de basculer et de s’orienter est tellement précise que tout se fait sans aucun bruit. Sans regarder le télescope, difficile de savoir s’il est ou non en mouvement, à tel point que personne n’est autorisé à l’intérieur du bâtiment de nuit, lorsque le télescope est utilisé pour des observations – ce serait tout simplement trop risqué. A l’ouverture de la coupole, la lumière orangée nous rappelle qu’il ne faut pas rater le coucher du soleil sur l’océan, que l’on devine à peine sous une mer de nuages !

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Direction le bord ouest de la plate-forme, donc, pour un magnifique coucher de soleil. Nous ne sommes pas seuls (et non, je ne pense pas seulement au photographe, qui est toujours avec nous !), la salle de contrôle est toute proche, et le spectacle vaut bien une pause de quelques minutes dans le travail !

Je profite de la lumière du couchant pour arpenter nouveau la plate forme et admirer les télescopes sous d’autres angles. Les « petits » télescopes auxiliaires, dotés de miroirs de 1,8m de diamètre s’ouvrent également sous nos yeux !



Il est temps de descendre dîner… avant de remonter visiter la salle de contrôle du VLT. En sortant de la résidence, mon regard est attiré par ce qui me semble être un léger voile nuageux, pourtant bien improbable vu la réputation de Paranal ! Mes camarades se moquent gentiment, ce que j’ai pris pour des nuages… c’est d’une part la voie lactée, et d’autre par les nuages de Magellan, visibles uniquement depuis l’hémisphère sud ! J’en avais évidemment entendu parler, c’est même l’une des raisons pour lesquelles l’ESO a choisi d’installer ses télescopes dans l’hémisphère sud, mais je vous le confirme, il est facile de les confondre avec… des nuages.

La salle de contrôle est immense, une section par télescope. Nous discutons longuement avec Henri Boffin, qui fait notamment des recherches sur les nébuleuses planétaires issues -ou supposées issues– d’étoiles doubles. Il travaille sur UT1, alias Antu, le Soleil – c’est le télescope que nous utiliserons le lendemain pour faire l’observation de la nébuleuse du casque de Thor. L’Homme est passionnant, et je vous invite à lire les articles qui lui sont consacrés sur la toile, ou même à le regarder en vidéo sur le site de l‘ESO !

Il est déjà passé minuit quand nous ressortons, et la Lune s’est levée entre temps, nous privant de la vue sublime que nous avions de la voie lactée. Qu’à cela ne tienne, elle nous éclairera sur le chemin du retour puisque nous avons décidé de descendre à la résidence à pied, via le sentier pédestre très justement nommé… Star Track. 3 kilomètres, de nuit, sur un chemin tout juste large pour une personne… et sur lequel nous ferons de nombreux arrêts photo.

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J’en profite pour mettre Mathieu à contribution – il fera du light painting pour la première fois !

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Il est presque deux heures et demi du matin lorsque nous rentrons dans la résidence – heureusement, demain, pas d’impératif horaire pour la matinée. Emerveillée par tout ce que j’ai vu, impatiente de le partager, je tweete et rédige pourtant jusque 4h30 du matin… avant de me réveiller à 7h30. Tant pis, je dormirai une autre fois !

jeudi 04 octobre 2012

Chili, J2 : Road trip jusqu'à Cerro Paranal

Chili, J2: La résidence de l'ESO

mercredi 03 octobre 2012

Chili, J1: Santiago

Après des adieux déchirants à mes enfants sur le quai de la gare, un trajet en autocar aux allures de Need For Speed dans les rues de Paris et 14 heures d’avion… Je suis au Chili – je réponds ainsi à l’invitation de l’ESO qui m’a désignée gagnante de son concours Tweet your Way to the VLT!

Pour l’anecdote, j’ai été relativement impressionnée par la qualité des repas proposés par Air France, tant le dîner au Champagne servi vers minuit et demi heure française… et le copieux petit déjeuner pris au-dessus des Andes. Coincée dans la rangée du milieu de mon Boeing 777, la caméra située sous l’appareil m’a en quand même permis quelques coups d’œil à l’extérieur, et offert une vue imprenable sur le tarmac de la piste au décollage et à l’atterrissage!

Arrivés à Santiago, la sortie de l’aéroport m’a rappelé Hurghada par son côté désertique et ses palmiers, même les montagnes sont là… Le taxi longe longuement des quartiers très populaires, débouche sur d’immenses chantiers d’immeubles d’affaires pour enfin me déposer quelques minutes plus tard à la guest-house de l’ESO, au fond d’une impasse. Le terme d’hacienda, hérité sans doute de Zorro, s’impose immédiatement… pas d’étage, un bâtiment en U qui s’étire autour d’un jardin au centre duquel se trouve une fontaine… Dans les résidences environnantes, la végétation est luxuriante aux balcons – que des plantes tropicales que je reconnais pour les avoir souvent vues bien à l’abri à l’intérieur sous nos latitudes. Dehors, il me faudra un moment avant de réaliser que ce sont des bourgeons sur les arbres qui longent les routes… nous sommes dans l’hémisphère sud, et c’est le début du printemps!





Le déjeuner est servi à table, et ce midi, nous ne sommes que deux. Lui est là via une université, et il part dés demain à La Silla, un autre site de l’ESO – il vient observer pour six entités différentes, pendant sept nuits. Son domaine, c’est les planètes, mais pas les nôtres, celles d’autres systèmes!

Direction les bureaux de l’ESO en début d’après-midi, où je suis accueillie par Mathieu, qui fait partie de l’équipe de communication au Chili – il n’est ni le seul français, ni le seul à parler français, et j’en regrette d’autant plus de n’avoir jamais appris l’espagnol!

De manière amusante, les bureaux de l’ESO sont situés sur l’équivalent chilien de la 5ème avenue, ou des Champs Elysées, si vous préférez – toutes les grandes marques parisiennes sont là. Mathieu m’expliquera tout de même que les bureaux de l’ESO étaient là avant que le quartier devienne prestigieux… Sur place, un nouveau bâtiment a été ajouté il y a deux ans pour loger les équipes qui travaillent sur ALMA (Atacama Large Millimeter/submillimeter Array) , et c’est là que William Garnier, responsable de la communication d’ALMA –encore un français- nous reçoit!

ALMA est un radio télescope, pour l’instant le plus puissant au monde, même si un autre projet encore plus ambitieux est en cours (http://www.skatelescope.org/). 43 antennes sur 66 sont d’ores et déjà opérationnelles… projet commun entre l’ESO, les USA et le Japon, ALMA s’étend sur près de 16 kilomètres, sur le plateau de Chajnantor situé à 5000 mètres d’altitude. Les challenges sont évidemment nombreux à une telle altitude, même si pour limiter les risques pris par le personnel le centre de contrôle est situé 2000 mètres plus bas. Lorsque les dernières antennes seront installées courant 2013, ALMA pourra observer au niveau moléculaire des fréquences invisibles pour l’œil humain. Parmi ses objectifs potentiels, découvrir comment la vie peut naître dans l’espace ou remonter aux origines de l’univers... Cerise sur le gâteau, l’ESO a misé gros en recherche et développement pour la conception de ses 25 antennes (25 sont également construites par les USA et 16 par le Japon), notamment en développant un système de déplacement magnétique et une antenne presque entièrement faite de fibre de carbone – donc plus légère - des innovations qui pourraient à terme trouver d’autres applications au quotidien - comme autrefois le laser ou les caméras CCD, développés pour l’astronomie et vite détournés!


Vue d'artiste (c) ESO

Entretien informel et passionnant ensuite avec Massimo Tarenghi, représentant de l’ESO au Chili, et qui a supervisé depuis 25 ans quelques uns des plus gros projets de l’ESO. Dans son bureau, un télescope Meade 200mm, flambant neuf, qui va servir à faire de l’outreach…

En effet, comme me l’explique Valentina, qui est à la tête de l’équipe de communication au Chili, l’ESO fait tout son possible pour promouvoir l’astronomie et au-delà la science en général dans le pays hôte de ses télescopes. Organisation d’évènements, présence dans les écoles, réseau d’astronomes de l’ESO qui font de l’outreach… les moyens mis en œuvre sont nombreux et ça fonctionne, il faut préciser que les institutions chiliennes (universités…) se voient attribuer chaque année 10% du temps d’observation sur les divers sites – de quoi motiver toute une génération!

Ce sont également les bureaux de l’ESO au Chili qui se chargent d’organiser chaque année des centaines de visites VIP/médias… et pas de doute, les installations européennes installées au Chili sont une grande source de fierté tant côté européen que chilien!

La prochaine étape, c’est la construction de l’E-ELT (European Extremely Large Telescope) dont le miroir fera 39 mètres de diamètre. Si l’on en croit Mathieu, il est même impossible d’imaginer les découvertes qui vont pouvoir être faites… ce sera une étape technologique « aussi déterminante que la première lunette de Galilée ou Hubble ». Vous l’aurez compris, beaucoup de fierté également chez ces salariés de l’ESO, et énormément de passion dans la voix!


Vue d'artiste (c) ESO/L. Calçada

De retour à la guest house, nous sommes cette fois ci dix à table… Je retrouve Christopher avec qui j’avais déjeuné, et fait la connaissance d’autres employés de l’ESO, en déplacement depuis le siège à Munich... Première journée passionnante, et dés demain, départ pour le désert d'Atacama, où se trouve le Very Large Telescope - le VLT.

ERRORE: Non riesco a connttermi a MySQL! Controllare config.php .