Tequila's Secrets

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lundi 19 novembre 2007

Pas un Mot

Excellent thriller *se frotte les mains*... une idée originale, d'excellents acteurs, un bon suspense même si on ne doute pas du happy end et une brochette de personnages intéressants. Que du bon.

Le film commence par un braquage... 5 hommes dérobent une pierre précieuse de belle taille dans un coffre de banque, et trois d'entre eux se font doubler par les deux autres. Dix ans plus tard, le Dr Nathan Conrad, pédo-psychiatre est appelé par l'un de ses collègues au sujet d'une jeune fille bientôt majeure, Elizabeth, qui depuis ses 8 ans a été déplacée d'intitutions en institutions, sans qu'un diagnostic précis puisse être établi. Le lendemain matin, le Dr Conrad découvre la disparition de sa fille, Jessie, et se voit demander une bien étrange rançon; sa jeune patiente possèderait un code à 6 chiffres quelque part dans sa mémoire, et Nathan a jusqu'à 17 heures le jour même pour le découvrir.

pas un mot brittany murphy
Photo copyright Regency Enterprises

L'on va découvrir au fil du suspense ce qui s'est passé dix ans plus tôt pour déclencher un tel traumatisme chez une enfant de 8 ans... l'assassinat de son père sous ses yeux, et surtout la mission qu'elle a du mener à bien ensuite, sordide, cruelle, et en même temps tellement symbolique pour une enfant qui perd en quelques heures tout ce à quoi elle tenait le plus au monde.

L'intrigue se déroule sur fond de Thanksgiving à New York et le tout est rondement mené, très cohérent, et magnifiquement joué. Sean Bean est impérial, et la gamine qui joue la fille de Conrad, Jessie, est très crédible. Quant à l'actrice qui interprète le rôle d'Elizabeth, Brittany Murphy, elle rentre à la perfection dans le rôle de la malade mentale mi-simulatrice, et mi-traumatisée. Michael Douglas reste dans un jeu qui lui est familier, et qu'il maîtrise parfaitement. J'ai également beaucoup aimé la femme-flic, alias Jennifer Esposito. Ceci dit, la Coupe du Monde de Rugby a laissé des traces puisque je n'ai pas pu m'empêcher de me demander ce que diable venait faire Sébastien Chabal dans le film ;) (et je n'ai pas retrouvé qui est l'acteur qui lui ressemble tant, c'est pourtant un des rôles principaux, bref!)

pas un mot sean bean
Photo copyright Regency Enterprises

Réalisé par Gary Fleder. Avec Michael Douglas, Brittany Murphy, Sean Bean. Sorti le 28 Novembre 2001.

Ghost in the Shell

Je ne peux pas dire que j'ai été convaincue par ce film d'animation pour adultes. Déjà, pour commencer, je déteste avoir un générique, surtout aussi long, avant le film. Autant j'aime regarder jusqu'au bout le générique d'un film que j'ai aimé, avec le plaisir d'y découvrir parfois une scène supplémentaire, un bêtisier, un clin d'oeil... autant j'ai toujours l'impression de me faire arnaquer, pour rester polie, lorsque le générique est au début. Parce que lorsque je n'aime pas, mon grand plaisir c'est quand même de couper la chique au générique. Lui s'en fiche, mais moi, ça me fait du bien.

Techniquement, ça ressemble terriblement à un dessin animé des années 80. Japonais, ça va de soi. Peu d'images par seconde, aucun souci de réalisme des textures, de longs moments avec un décor figé en arrière plan... je suis aujourd'hui tellement habituée à la qualité Disney ou Pixar que voir de la BD animée à l'ancienne, ça ne m'amuse plus guère. Evidemment l'héroïne est jolie et plutôt bien foutue, et son collègue, euh, il est pas mal également. C'est pas crucial pour l'histoire, mais visiblement les scénaristes aiment bien la voir nue, donc elle l'est souvent. Et vu qu'ils n'ont sans doute pas le physique du collègue de la demoiselle, il ne leur ont pas donné de scène de sexe, ça gâcherait leur fantasme. Bref. Je ne sais pas si le parallèle est voulu, mais la fin m'a rappelé Entretien avec un Vampire... avec cette femme devenue vampire trop tôt, emprisonnée dans un corps d'enfant, mais avec les besoins d'un adulte... le corps de Kusanagi est détruit et son collègue lui a trouvé en remplacement au marché noir un corps d'adolescente, "trop jeune à mon goût" lui dit-il.

Quant à l'histoire... elle laisse une forte impression de réchauffé... pas forcèment par la manière dont elle est traitée (une rivalité entre différents services plus ou moins ripoux), mais pour son thème. Quand une machine devient-elle humaine, et si l'on a un corps synthétique, à partir de quand devient-on une machine? Les héros ont des corps synthètiques (Shell), mais une âme, une conscience, humaine... le Ghost. Physiquement ils sont donc des surhommes, une unité d'élite extrèmement entrainée, dans une société où sévit un pirate informatique qui "pirate" les ghosts de certaines personnes pour des raisons politiques, financières, économiques. Disons qu'il s'agit d'une sorte de lavage de cerveau et que l'on cherche à monter des nations les unes contre les autres.

Mais ce qui est très fatiguant dans ce film, ce sont les contrastes... les courses-poursuites sont suivies de longues réflexions délivrées d'un ton complètement monocorde, irrésistiblement soporifique, avant de sombrer à nouveau dans l'action pure. Et c'est super difficile de passer de l'un à l'autre. Ou alors j'étais particulièrement fatiguée ;)

Puppet Master: I refer to myself as an intelligent life form because I am sensioned and I am able to recognize my own existence, but in my present state I am still incomplete. I lack the most basic processes inherent in all living organisms: reproducing and dieing.
Major Motoko Kusanagi: But you can copy yourself.
Puppet Master: A copy is just an identical image. There is the possibility that a single virus could destroy an entire set of systems and copies do not give rise to variety and originality. Life perpetuates itself through diversity and this includes the ability to sacrifice itself when necessary. Cells repeat the process of degeneration and regeneration until one day they die, obliterating an entire set of memory and information, only genes remain. Why continually repeat this cycle? Simply to survive by avoiding the weaknesses of an unchanging system. (...) It can also be argued that DNA is nothing more than a program designed to preserve itself. Life has become more complex in the overwhelming sea of information. And life, when organized into species, relies upon genes to be its memory system. So, man is an individual only because of his intangible memory... and memory cannot be defined, but it defines mankind. The advent of computers, and the subsequent accumulation of incalculable data has given rise to a new system of memory and thought parallel to your own. Humanity has underestimated the consequences of computerization.

BattleStar Galactica: Razor (4x00)

Bon, si vous souhaitez garder le suspense, ne cliquez pas. Là, vous êtes prévenu :)

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