Alors si vous avez aimé l'épisode 8x12, Prometheus Unbound, de SG1... (mais si, souvenez-vous, le huis-clos à bord du Prométhée entre Daniel et Vala, qui venaient tout juste de faire connaissance) vous allez aimer cet épisode d'Atlantis. Sauf que cette fois-ci il s'agit d'un vaisseau Lantien, d'une "Traveler"... et de Sheppard, qui trouve enfin une femme à sa mesure en la personne de Larrin.
Diable, il m'a bien plu celui-là. C'est qu'elle a de la poigne, la petite dame, en plus d'être fort séduisante. Enfin des alliés dignes de ce nom. Quelle jolie joute physique et verbale entre les deux loustics... les dialogues sont charmants, et je dois avouer avoir beaucoup ri à l'échange ci-dessous, malgré la référence évidente à Liz:
Sheppard: Are you sure you want to go through with this? If you don't make it, I'll feel responsible, and I really don't need the guilt.
Larrin: I'll be fine, as long as you don't shoot too early. I'm sure that's not the first time you've heard that from a woman.
Sheppard: On the other hand, I might be able to live with it.
Le reste de l'équipe d'Atlantis est juste là pour faire de la figuration pendant quelques scènes, avec Lorne aux commandes de la mission de récupération... et c'est quand même l'occasion d'un joli aveu d'amitié. Tandis que Lorne et McKay se demandent à quel ennemi ils vont être confrontés, Ronon leur demande si cela ferait une différence s'il s'agissait d'aller sauver Shep au sein d'une flotte de Hive Ships, et évidemment, tous répondent que non. C'est adorable

Au final, je suis contente d'avoir retrouvé le Sheppard coureur de jupons, volontaire pour une mission de routine parce que l'équipe à ravitailler est accueillie dans une tribu indigène "désinhibée socialement", pour reprendre les termes de McKay. Parce que notre Sheppard, c'est quand même surtout comme ça qu'on l'aime. L'oeil vif et malicieux, les cheveux en bataille, toujours prêt à voler au secours d'une jolie femme, et incapable de riposter même si elle lui mets trois droites de suite. J'ajouterais presque qu'à force de lui sauver la vie il en oublie qu'à priori... leurs intérêts diffèrent toujours, au point de baisser sa garde lors d'un baiser. Il est irrécupérable, mais qu'est-ce qu'on l'aime!
L'épisode se termine à la cantine, sous les regards incrédules et amusés de Teyla, avec McKay qui se plaint de ne se faire enlever que par des Wraiths, jamais par des "hot aliens"... et Sheppard, qui dévore comme s'il n'avait rien mangé depuis des jours (il compense?), le regard rêveur. M'est avis qu'il n'est pas prêt de l'oublier, celle-là.
Oups, j'écris, j'écris, et je m'aperçois que j'ai oublié de parler du scénario. Sheppard est donc en mission de routine lorsque son jumper se fait happer par un vaisseau inconnu. Les Travelers vivent à bord de leurs vaisseaux depuis des générations pour échapper aux Wraiths. Ils ont récupéré un vaisseau de classe Aurora, mais ne possèdent pas le gène nécessaire pour en prendre les commandes... et avec l'aide de Shep, ils pensent pouvoir développer une interface... à partir de là, il s'agit d'un jeu de cache-cache à bord du vaisseau entre trois Travelers et Sheppard, puis entre trois Wraiths et l'alliance temporaire constituée par la demoiselle sus-citée et Sheppard. Très jolie scène dans le placard, tiens.
Larrin: You know, none of this would have happened if you had just cooperated. You'd be home by now, and I'd be heading back to my people with a ship that could house a thousand men, women and children.
Sheppard: Well, if you had asked for my help in the first place instead of attacking me...
Larrin (interrupting): We couldn't risk it.
Sheppard: Risk what?
Larrin: You might have said no.
Shep' sauve donc par deux fois (au moins!) les jolies fesses de Larrin, et se fait avoir comme un bleu lorsqu'elle l'embrasse, profitant du geste pour dérober le stunner qu'il a dans les mains.
Pour les afficionados, on découvre dans cet épisode que le célèbre flingue de Ronon est une technologie "Traveler"... et que s'ils ont besoin de ce vaisseau c'est parce qu'ils commencent à être obligés d'abandonner sur la terre ferme une partie de leur peuple, faute de place. C'est amusant, c'est aussi l'excuse que Vala avait servi à Daniel pour expliquer ses raisons de voler le Prométhée. Sauf que pour le coup, c'est sûrement vrai.
Captures d'écran de l'épisode sur le site de GateWorld